• Bonsoir à tous !

     

    Voilà enfin un nouveau récit que j'ai enfin finis d'écrire ! En ce moment j'avais de grosses pannes d'inspirations... Tout ce que je me mettais à écrire me paraissait nul et je le mettais et je jetais. Puis j'ai écris ce petit conte. Bon, il paye pas de mine, mais je me suis amusé à l'écrire. Un joli petit conte qui ressemble à une scène de théâtre de rue qui se déroule ... dans la rue en grande partie. Nous suivrons les étranges péripéties d'un simple cueilleur de champignons qui découvre un étrange champignon violet.

    Un conte très axé sur l'humour et le jeu d'acteur des personnages, peut être que je le déclinerai un jour en pièce de théâtre de rue qui sait ? Mais ma cape ne pue pas elle !

    Bonne lecture à vous mes chers lecteurs et lectrices !

     

     

    © Ce texte est protégé par la propriété intellectuelle toutes copies interdites sans mon autorisation merci.Par propriété exclusive de l'auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites ; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle.

    © Dauptain A A Arthur, Tous Droits Réservés.

     

    La Fable du Champignon Violet

     

     

    A l'Automne ! Ce moment où la Nature offre ses meilleurs fruits ! Le moment des dernières récoltes avant l'Hiver. J'aime tellement cette saison et ses trésors. Mais pour en profiter, il faut hélas s'aventurer dans le bois d'à côté ... Je suis certes courageux et j'ai bien voyagé autrefois ... Mais maintenant que je suis sédentaire, quitter la sécurité du village est pour moi comme entreprendre un voyage aux milles périls ... Enfin bon ! Je ne ferai n'importe quoi pour trouver de bons champignons ! Oui, j'aime les champignons, et pour ce met, j'ai bravé la forêt ! Je suis donc allé sur les chemins forestiers et finalement ce ne fut pas réellement une grande aventure. La forêt était paisible, ensoleillée, voir un peu endormie. Je n'ai croisé personne, en dehors d'une biche qui a prit la fuite en me voyant approcher et un écureuil fort affairé... Des champignons, j'en ai trouvé ! Des blancs et des bruns, mais quelle fut ma surprise au tournant d'un fourrée ! Il y avait ici un champignon étrange ... tout violet ... Un tel champignon pouvait-il être bon ? Peut être que sa bizarrerie le rendrait encore plus délicieux ? Mais je suis quelqu'un de prudent voyez vous ?

     

    Je quitta l'ombre des arbres, mon étrange découverte à la main pour aller quérir conseils au village. Je descendis ainsi le petit chemin de terre me ramenant aux silhouettes rassurantes des maisons, avec leurs toits de chaumes et leurs petites cheminées d'où s'échappait une faible fumée... "Qui pourrait bien m'aider?" me demandais-je.

    Je passa devant la taverne où un fermier discutait vivement avec un marchand de faible taille. « Vous êtes peut être fortuné, mais vous êtes fou d'avoir autant bu avant de reprendre votre route. » Le gronda le cultivateur. « Voyez vous nous autres Nains des Montagnes, on a pas l'occasion de boire en route, alors on fait des réserves avant de partir ! » s’esclaffait le courtaud fier d'avoir semble t'il, beaucoup picolé. « C'est sûr ! Si vous pouviez, vous emporterez la taverne avec vous sur votre dos ! » Se moqua l'agriculteur. « Pour sûr! Si j'avais une telle force ! » Riposta le montagnard de bonne humeur.

     

    Je m'arrêta un instant afin d'imaginer un Nain aussi robuste soit-il porter sur son dos une énorme taverne. L'idée me fit sourire, c'était bien saugrenue ! Mais j'allais oublier ma sorte de quête trouvée à un détour de la boisée. Le champignon violet !

     

    Je m'avança avec hâte et tenta de prendre un raccourci par une ruelle pour cacher au plus vite ma découverte chez moi. La ruelle sentait plus l'aventure finalement que la forêt. L'aventure quand tu l'attends au loin, arrive prêt de chez toi ! Elle recevait peu de lumière à cause de l'encorbellement des maisons qui se seraient comme pour avoir chaud. C'est dans ce sombre décor qu'un vieil homme l'air étrange avec une horrible barbe grise me barra la route. « Par tout les Dieux ! Vous en avez trouvé un ! » S'écria le vioque. « Trouvé un quoi ? » Questionnais-je un peu déboussolé oubliant que j'avais gardé mon trésor bêtement à la main. « Un champignon magique pardi ! » Hurla de plus belle le bougre. « Donnez le moi ! Je veux l'étudier ! » M'ordonna t-il. Je m'écarta de cet homme louche en plissant un peu les narines car l'odeur de sa cape rapiécée et délavée n'avait d'égal pour son horrible odeur, que la laideur du visage du vieil homme. « Non, mais ça va pas ! Pourquoi donnerai-je ma trouvaille à un vieux mendiant ? » Me défendis-je face à cet homme semblant être une caricature sur une scène de théâtre. « Moi, un mendiant ! Mais voyez vous ça ? Je ne suis pas un mendiant ! Je suis un magicien ! » S'énerva le drôle d'oiseau. « Un lettré vous ? Mais vous puez ! » Répondis-je outré qu'on me prenne pour une courge.

     

    Bon, je dois avouer que je n'ai que rarement rencontré de lettrés dans ma vie... A dehors de ce vieux moine qui m'a apprit gentiment à lire et à écrire. Un bien gentil monsieur ! Même si je n'ai jamais compris ses propos au sujet du « Grand Lorn ». Comment un type, même grand chef de guerre des légendes anciennes, pouvait devenir un Dieu ?

     

    « Nan ! Mais vous commencez à me courir sur les haricots magiques là ! Je pue pas ! C'est mes expériences qui n'ont pas très bonnes odeurs ! » Rougit de colère le prétendu alchimiste. « Bref ! Donnez moi ce champignon ! Vous ne pourrez pas le manger, il est mauvais ! » Insista t-il de plus belle. « Mauvais ? Mais pourquoi vous le voulez alors ? Vous y avez goûté ? » Me montrais-je méfiant, sentant que ce gredin mentait pour me ravir mon trésor. « Goûter ce champignon violet ? Mais vous êtes fou ? C'est un ingrédient alchimique pour transformer le plomb en or ! » S'exclama le sorcier. « Ce champignon transforme le plomb en or ? » Répétais-je un peu abasourdi de la nouvelle et d'un coup vraiment heureux de ma trouvaille. « Non, idiot ! C'est juste l'un des cent ingrédient d'une formule qui transforme le plomb en or ! Vous pouvez pas faire d'or avec ce champignon ! » Pesta le vieux à bout de nerf.

     

    Je baissa la tête à regarder le champignon déçu. Alors ce champignon n'était pas bon à manger et ne faisait même pas de l'or quand on le frottait avec du persil ?

     

    « Et même avec des oignons frits ce champignon garde mauvais goût ? Car voyez vous, je suis un peu architiste, là, comme vous, pour ce qui est de la cuisine ! Un lettré du persil ! Un général des rang de patates ! Le barde enjôleur qui attend sa belle … pomme se parer de belles parures rouges ! Le meilleur charon de roues en citrouille ! Le forgeron de la tarte... » Commençais-je à partir inspiré dans une ode poétique à ma grandeur, grande comme mon potager.

     

    « Forgeron de la tarte ! Bah vous allez vous en manger une tarte, si vous me donner pas ce que je veux ! » Se laissa emporter le vieil homme le visage plein de sueur. «Je vous propose de jeter un sort pour que vos pommiers donnent plein de pommes chaque années contre ce champignon ! » Marchanda t-il.

     

    Je suis peut être stupide, mais je pouvais bien voir que si j'obtenais un verger productif contre un champignon moche qu'on pouvait pas faire revenir avec des marrons, je gagnais bien plus que ce que je perdais !

     

    « Un beau verger contre ce maigre champignon que je ne peux manger ? » Dis-je en sortant de mes rêvasseries de beaux fruits rouges. « Avec des récoltes tellement importante que la part des fées sera telle que toujours elles vous béniront d'avoir pareille culture ! » Renchérit le sage de manière à rendre son offre alléchante. « Alors soit ! J'accepte votre offre ! » Et ainsi le marché fut conclut.

     

    Ainsi tout les ans depuis ce jour, mes récoltes furent abondantes et au final je fus bien plus riche que le magicien ! Car est bien riche l'homme qui se contente de son peu à manger, par rapport à l'homme qui n'a que des espérances de richesse à ronger !

     

    Écrit par Arthur Dauptain, © Tous Droits Réservés.

     

     


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  • Voici le chapitre 2 des « LunesRouges ». Quelques jours après l'écriture du chapitre 1, je trouve que ce chapitre 1 manque un peu d'intérêt, même si bon,c'est un peu normal vu que c'est la situation initial. Je  vais d'abord essayer de finir d'écrire ce récit avant de réfléchir à améliorer le chapitre 1 pour une meilleure accroche des lecteurs.J'espère que ce chapitre 2 vous plaira, un peu de voyage et de combat avant de s'attaquer réellement à l'intrigue. Je pense faire encore deux à trois chapitres après celui ci avant de conclure ce récit, si possible vers la fin de semaine ou la fin du mois de Juillet. Si le héros vous plaît et ce style d'histoire vous plaît, j'écrirai d'autres aventures avec Nivor le Chasseur, sinon,  je retourne à mes nombreux autres projets de récits. Bonne lecture.

     

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    Bonne lecture chers lecteurs et chères lectrices ! :)

     

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    Les Lunes Rouges

    Nivor le Chasseur.

     

    Chapitre 2 : La longue route vers Puybrume.

     

    Peu de temps après sa conversation avec Merle, notre héros quitta Ronceclair avec son cheval pour se rendre à Puybrume. Il lui faudra sûrement une semaine de chevauchée pour atteindre Puybrume. Après trois jours de voyage, Nivor arriva à Ormirail. Un petit village sans histoire, où il ne s'arrêta que pour se reposer l'espace d'une nuit. Je mets un point d'honneur à parler de la lenteur de ce voyage car pendant que notre Chasseur doit parcourir la distance le séparant de sa destination, sa proie court toujours.

     

    Au moment où Merle avait apprit la nouvelle, seulement trois meurtres avaient étaient commis. Tout d'abord un bûcheron, dont on avait trouvé le cadavre pourrissant dans une rivière. Puis une femme, peu avant la tombée de la nuit. Elle, fut assassinée devant la porte de sa maison un peu à l'écart du village. Les deux avaient été assassinés et on leur avait arraché le cœur. Un acte des plus sordide. Pour les villageois, cette affaire devenait étrange. Mais les habitants commencèrent a être vraiment terrorisés lorsque une nouvelle victime fut à déplorer. Cet fois ci, ce fut le fils du chef de cette petite communauté perdue dans le Nord. Fou de rage et de désespoir d'avoir perdu son fils, il s'enferma dans sa maison avec sa femme et sa fille et ne sorti plus jamais depuis. Les modestes personnes vivant dans ce bourg étaient terrorisées. On parlait de démon capable de se rendre invisible, de sorcière ayant jeté une malédiction. Les paysans devenaient même soupçonneux entre eux. Ne serait-ce pas la vieille herboriste, la sorcière ? Ne serait ce pas ce maudit elfe des bois ? Que fait-il d'ailleurs sur ces terres ? La garde n'était pas suffisamment nombreuse et qualifiée pour s'occuper de d'avantage que des bagarres d'ivrognes ou dissuader les possible raid de bandits. Et le temps que notre mercenaire arrive, d'autres victimes seront à déplorer dans ce modeste bourg sans défense. Ainsi, alors qu'il se reposait à Ormirail, un autre crime fut commit. Ce fois ci, ce fut un garde, à qui on avait également retiré le cœur après lui avoir tranché la gorge par surprise. Désormais, même la garde avait la peur au ventre quand elle patrouillait les rues et au point qu'ils osaient à peine quitter les abords de leur petit lotissement pour faire des patrouilles.

     

    Après Ormirail, Nivor continua sa route sur des chemins parfois dangereux car non protégés par les gardes, les rares marchands passant par ici se faisait escorter par des mercenaires. Tout pouvait arriver pour un homme seul. Beaucoup de voyageurs disparaissaient  sur cette route. Mais Nivor, peut être juste par chance, arriva sain et sauf à Casteloup. Les habitants étaient méfiants envers les étrangers, mais notre aventurier avait de l'or, et c'était suffisant pour s'accorder les grâces de ces citadins isolés qui n'avaient hélas que l'or et les orgies pour seule passion. Il refit son plein de provision sur le marché et passa une mauvaise nuit à l'auberge. À cause sans doute des cris des ivrognes qui faisait une quelconque fête alcoolisée comme semblant imiter les traditions des Nains des Montagnes Sombres.

     

    Plus fatigué par cette halte bruyante qu'autre chose, Nivor pressa le pas de sa monture. Il voyageait depuis six jours, c'était beaucoup trop de temps perdu pour lui. Il progressait sur un petit chemin de terre encadré par une lande ressemblant presque à une forêt vu comme les arbustes étaient grands et touffus. Le ciel était d'un bleu azur magnifique. Le vagabond contempla les belles montagnes qui s'offraient à lui. Bientôt il passerait par le col de Mornecroc et arriverait à Puybrume. Il soupira fatigué par toute cette route malgré qu'il en avait désormais l'habitude. Il se perdait dans ses pensées lorsque soudain quelque chose frappa l'encolure de son cheval. Le cheval hennit et se cabra, désarçonna son cavalier avant de s'écrouler sur le flanc.

     

    « Outch. » Souffla le Chasseur lorsque le choc vida en parti l'air de ses poumons. Un peu sonné, il tenta de reprendre ses esprits. Soudain, un grognement de victoire sorti des buissons près de la route. Une créature humanoïde aux traits canins sortis des fourrés en poussant des grognements un arc à la main. Sa tête ressemblait à un mélange entre celle d'un loup et d'une hyène, un épais pelage couvrait son corps musclé ressemblant lointainement à celui d'un humain. En dehors de son arc et son carquois, la créature n'avait pour seul habit qu'un pagne de fourrure déchiré. « Groar !Je vais te tuer humain ! » Cria la créature primitive avant de se ruer sur notre héros. Nivor, encore un peu sonné, eu juste le temps de saisir la dague accroché à sa jambe pour combattre son adversaire. Le combat fut rapide. Le Chasseur  senti l'haleine de charognard du gnoll sur son visage et le reteint de justesse avant que celui ci n'entre ses crocs dans son visage ou son cou. « Argh ... Saloperie ! » Cracha l'homme dont la force était inférieure à celle de la bête. « Haha ! Je vais te dévorer humain ! » Ria le monstre sûr de lui juste avant qu'une douleur atroce tirailler son entrejambe.« Tiens ! Prend ça ! » S'écria Nivor. Le chasseur venait de planter sa dague dans les parties génitales de la bête. « Wouargh ! » Rugit le gnoll en se rejetant en arrière.

     

    Deux autres hommes bêtes surgirent des buissons. Le voyageur regarda autour de lui à la recherche de son épée. Elle avait glissé dans la poussière pas très loin de lui. Un de ces adversaires dressé debout couru vers l'arme égarée. « Gniaaaah ! Pour moi l'épée ! » Grognait celui ci. Nivor couru à moitié à quatre pattes comme un animal vers sa lame. La créature se rua sur le Chasseur qui eut juste le temps de pointer sa lame vers son adversaire. « Ourgh... » exhala l'être sauvage lorsqu'il s'empala sur l'arme. La lame pénétra d'abord l'armure de peau du gnoll, puis sa fourrure se rougit et s'imbiba de son sang. Le malheureux primitif senti lentement sa vie pathétique le quitter et tomba en arrière dans un gargouillis de sang. « Très bien,rejoins les autres sauvages de ta race que j'ai massacré. » Lança Nivor le Chasseur plein de rage au cadavre. « Tue le ! »Cria le premier combattant mit hors combat les babines retroussées. « Waaargh ! Je vais vous venger mes frères !»Hurla le dernier homme bête encore valide.

     

    Pointant sa lance vers l'humain qui lui faisait face, le sauvage guerrier chargea son adversaire emporté par le poids du plastron en fer lourd et peu entretenu qu'il portait, tout en poussant un cri de guerre « Ahouuuu ! ». Le rôdeur eut juste le temps d'esquiver la charge féroce de la créature dans une habile roulade. « De justesse ! » Soupira Nivor avant de foncer sur le dos de son adversaire. Il le saisit par les épaules pendant que l'animal à moitié humanoïde jappait et se débattait. « Non !Non ! Non ! Sale humain ! » suppliait la bête pleine de rage empêtrée dans son armure. « Crève ordure ! » Cracha le Chasseur avant de lui trancher la gorge.

     

    Le mercenaire agrippa la lance de son ennemi et s'approcha du gnoll encore en vie. « Tue moi humain. Tu es un grand guerrier, alors tue moi. » Dit le gnoll le regard plein de haine fixant son bourreau. La société des gnolls est primitive. Ils vivent en petite meute unie autour d'un chef et n'ont pas de grandes  traditions et peu d'honneur. La pire chose pour ces êtres féroces étant ce que Nivor a infligé à son premier adversaire. Le seul devoir d'un gnoll est généralement de mourir dans un combat. C'est ainsi que ce gnoll préféra demander la mort plutôt que fuir et être humilié à la truffe de ses pairs. Le Chasseur le transperça de sa lance et ainsi mit fin à cette escarmouche.

     

    Nivor s'approcha de la dépouille de son cheval. Sa gorge avait été transpercé par une flèche empoisonnée et la flèche ou le poison avait eut raison de lui. Si le gnoll avait visé sa monture et non lui, c'est que contrairement aux fourbes gobelins, les gnolls préféraient combattre leur adversaire plutôt que de les tuer avec couardise. Notre héros soupira, Puybrume n'était plus très loin, mais sans cheval la fin du voyage paraîtrait longue et laborieuse. Il reprit sa route épuisé par ce long voyage, n'espérant plus que rapidement trouver un lit dans une auberge et se reposer avant  de commencer son enquête sur les mystérieuses assassinats qui avaient lieu dans sa bourgade de destination.

    Écrit par Dauptain Arthur ©Tous Droits Réservés.


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  •  Voici une première aventure pour un nouveau personnage. Nivor est un chasseur de prime qu'on dénomme communément "Chasseur". Son travail est de résoudre des crimes et plus généralement, traquer des monstres et des criminels pour ensuite les éliminer. Dans cette aventure, Nivor part élucider  sur de mystérieux et horribles meurtres commis dans le petit village de Puybrume, au delà des Monts Étincelants. Une aventure dans un monde plein de nombreux dangers et créatures féroces.

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    Bonne lecture chers lecteurs et chères lectrices ! :)

     

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    Les Lunes Rouges

    Une Aventure du Nivor le Chasseur.

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    Chapitre 1 : Le Chasseur Solitaire.

     

    Un homme sortit de la garnison hébergeant le petit détachement de soldats protégeant la petite ville de Ronceclair des divers voleurs et brigands de la région. Il avait un visage endurci, un regard froid. Sûrement un combattant, mais n'ayant pas l'uniforme de la garde, et vu son armure de cuir sombre et sa cape verte défraîchie, cet individu devait plutôt être un chasseur de prime, qu'on nomme par ici tout simplement « Chasseur ». Leur travail consiste à traquer et éliminer des cibles via des contrats avec les forces officiels comme des chefs de bandits ou des monstres menaçant la sécurité des villages ou des biens sur les routes commerciales. Un travail simple mais dangereux qui coûte souvent la vie aux honnêtes gens. Un boulot cependant bien payé et qui diminue votre espérance de vie plus vite que l'alcool. Puis beaucoup choisissent cette carrière pour la gloire, à condition de survivre suffisamment longtemps.

     

    Le mercenaire n'étant plus habitué par la chaleur estivale de la région de Ronceclair après la poursuite d'un criminel, prime grandement récompensée dans les montagnes du nord, il transpirait sous son épaisse cape et tenta de se dégager de l'étreinte du vêtement étouffant dégageant son épaule qui arborait un arbre blanc aux branches tombantes gravé sur ses spalières de cuir. Il traversa le marché fortement animé par les nombreux camelots qui tentaient de vendre leurs marchandises aux passants. Une femme l'agrippa par le bras et tenta de lui vendre des fleurs. « Un bel homme comme vous doit avoir une ravissante femme. Vous devez avoir les moyens de lui offrir des belles fleurs vu l'épée qui repose à votre flanc. » Tenta de l'amadouer la femme. Le chasseur prit un teint sombre, marqua une pause, se dégagea brusquement de l'étreinte de la marchande avec une réponse abrupte et claire. « Oui, elle était merveilleuse, mais elle est morte. » La fleuriste choquée par cette réponse ne tenta pas de retenir ce client.

    -« Hey ! Nivor ! »L'interpella un garde arborant le tabard de la ville, bleu orné d'une rose rouge.

    -«Merle, je suis content de te voir, tu as donc abandonné ta vie de voleur pour celle de garde ? »Le salua Nivor.

    -« Et oui, c'est étrange n'est-ce pas ? » Se fendit l'ancien voleur dans un sourire.

    -« Ne me remercie pas pour ça, bien entendu. » Le nargua l'aventurier.

    -« Sans toi je serai actuellement tel un linge séchant au bout d'une corde pour mes crimes et non garde, oui je sais, et je te remercierai jamais assez pour ça. »Répliqua le repentit toujours avec le sourire aux lèvres.

    -« Il paraît qu'il n'y a plus de boulot intéressant dans le coin ? » Le questionna Nivor.

    -« J'ai peut être quelque chose pour toi Nivor, viens donc boire un verre avec moi à la taverne. »L'invita avec malice Merle.

     

    Les deux protagonistes se dirigèrent dans un commun accord vers la dite taverne, nommée subtilement, « La Fée Trébuchante ». L'atmosphère de la gargote était moins pesante que le soir. Pas d'odeurs de graillons, ni vapeurs de mauvais alcool. Et les places étaient à cette heure presque toutes libres. Nos deux compères s'assirent à la première table venue et on leur apporta rapidement des boissons. « Ce taudis ne change pas beaucoup. » Songea le vagabond à voix haute en détaillant la pièce. « Non, il y a même une flèche plantée dans le crabe depuis des mois. » s'amusa Merle en observant la fameuse carapace de crabe géante qui orne la cheminée. Si vous vous demandez, chers lecteurs, ce que vient faire une flèche dans la chitine d'un crabe mort depuis longtemps, vous serez guère étonnés d'apprendre que l'incident est arrivé suite à un défi lancé à un archer ayant trop bu. Défi qui en dehors d'avoir influencé sur la décoration du lieu, à causé la mort d'un habitué du lieu, bien éméché lui aussi. Une anecdote comme une autre.

    -« Donc tu voulais me parler d'un travail intéressant Merle ? » Reprit le mercenaire pour retourner sur le sujet initial de la conversation.

    -« En effet, des meurtres étranges ont été commis dans un village perdu dans les Monts Étincelants. » Commença le garde.

    -« Des meurtres il y en a partout, je vois pas en quoi cela soit intéressant. » Grogna le Chasseur qui pensait perdre son temps.

    -« Les victimes ont le cœur arraché. Ce n'est pas banal. » Se défendit Merle.

    -« Mh. Elle a aussi été tué comme ça. » Se remémora Nivor en fixant le fond de son verre l'air triste.

    -« Je suis désolé ... Je voulais pas ... » S'excusa l'ex-voleur.

    -« C'est rien, dit moi le nom de ce village. » Débarrassa-t-il la gêne de son ami d'un revers de parole, comme il venait de débarrasser sa chope d'un revers de la main.

    -« C'est un petit village aux frontières du royaume nommé Puybrume. Connu pour le commerce de minerai de fer. Ils n'ont pas assez de gardes pour élucider ce problème, seul quelqu'un comme toi peu résoudre ce problème. »Expliqua le jeune homme.

    -« Pas besoin d'argumenter d'avantage, je vais aller là bas mener l'enquête. » Le rassura le mercenaire.

    -« Continue sur ta nouvelle voie plus honorable, Merle, et ne finis pas au bout d'une corde avant mon retour. » Le taquina Nivor en se levant.

    -« Bonne chance Nivor, et n'attrape pas de rhume dans ce maudit Nord. » Lui dit au revoir son ami sans essayer de répondre à la taquinerie du mercenaire qui lui avait sauvé la vie.

    -« Le Nord est froid, mais le Sud est trop chaud. » Rétorqua l'aventurier avant d'aller chercher ses quelques affaires personnelles dans la chambre qu'il avait payé pour son court séjour à Ronceclair.

     

    Écrit par Dauptain Arthur ©Tous Droits Réservés.

     -02/12/16 Corrections et améliorations


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