• Bonjour chères lectrices et chers lecteurs !

     

    La semaine dernière je vous avez écrit un conte spécialement pour Noël.

    On va commencer l'année 2018 (Bonne année et bonne santé en passant.) par un conte orienté combat.

    Je ne sais pas trop comment le classer celui là, je pense le classer dans les récits divers de Faellian au Troisième Âge.

    J'espère qu'il vous plaira, bonne lecture.

     

    © Ce texte est protégé par la propriété intellectuelle toutes copies interdites sans mon autorisation merci.

    Par propriété exclusive de l'auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites ; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle. © Tous Droits Réservés.

     

     

    La Lance et la Hache.  

     

     

    Il était une fois, un grand chevalier à l'armure d'argent étincelante. Au heaume surmontée d'un cimier de plumes blanches délicates. Il brandissait fièrement le bouclier orné de son blason et sa lance d'un argent pur et de bois blanc. La foule autour de la lice hurlait en plein délire, « La Lance d'Argent ! La Lance d'Argent ! ». On ne voyait pas son visage derrière sa visière, mais pour sûr, il souriait à pleines dents. Sa belle monture blanche, grattait le sol impatiente de s'élancer. Un majestueux chevalier. Le genre d'idiot qu'on voyait dans les contes pour répandre une idéologie flatteuse de la chevalerie. Il n'avait certainement pas le courage ni la bravoure de ses ancêtres ayant autrefois combattu les démons et dragons ayant envahi ce monde. Non, ce n'était qu'un gros dindon plein de richesses avec une belle armure et ayant certainement poutré que des paysans.

     

    Lui faisait face l'adversaire du jour, un peu plus féroce que les pécores et bandits qu'il transperçait d'habitude. C'était un de ces hommes du Nord, bien battit, mais il n'ayant qu'une modeste cotte de mailles par dessus une armure de cuir. En plus, il ne possédait pas d'épée, ni de lance, juste une hache à deux mains et une petit hache de jet attachée à son flanc. Dans le Saint Royaume, les haches c'était des armes de paysans et de bandits. Les divers personnes de toutes classes sociales venus assistés au duel le surnommaient d'ailleurs « Le Bûcheron ». Pour se défendre, il avait une petite rondache de planches, le genre de bouclier à peine bon pour stopper des flèches. Il aurait pu venir avec une poêle à frire que sa modeste protection n'aurait pas paru moins riche. Une bonne poêle à frire étant certainement plus coûteuse que cet accessoire qui volera en éclats au premier coup. Dans ses contrées nordiques, il était un guerrier de faible renom, dans ses contrées plus riches et moins barbares, il passait pour un simple paysan ayant pu acheter ou voler une côte de mailles donc.

     

    Le début du combat fut décidé. Le « Bûcheron » semblait nerveux, il détestait combattre des combattants à cheval. Il se mit en position derrière son bouclier pour absorber la charge de son adversaire. « Par les Dieux, j'ai jamais eu un bouclier si ridicule, mais il tiendra. » Murmura-t-il d'une voix rauque pour se rassurer soit même. Le Chevalier lui, était occupé à accueillir une dernière fois les cris de la foule. Il finit par abaisser sa lance dans la direction du barbare qui le fixait de son regard froid. « Yaaa ! » s'écria-t-il en lançant sa monture. Tel un rayon de lumière, le paladin fonça sur son adversaire. La lance transperça le bouclier le faisant voler en éclat. Le guerrier tomba à terre renversé par la charge. « Glourf ! » Souffla t'il en s'écrasant et roulant à terre.

     

    L'homme du Nord se redressa avec difficulté en serrant les dents. « Je hais les chevaux ! » Cracha-t-il. « Descend de ta maudite monture et vient te battre comme un homme ! » Le provoqua le Guerrier en colère. « Descendre de cheval ? Mais voyons ! C'est à cheval que se battent les vrais hommes ! Je vais pas me battre comme un bouseux comme tu le fais ! » Répondit le noble avec dédain. Le cavalier manœuvra sa monture et chargea à nouveau. « Tu vas goûter mon fer ! » Hurla le soldat à pied en brandissant sa grande hache pour tenter de jeter son adversaire de dos de sa monture et prendre l'avantage. Les deux combattants semblaient n'avoir que dégoût l'un pour l'autre. Le choc fut terrible. La Lance d'Argent transperça et déchira la maille du guerrier et la Hache frappa si fort l'armure que celle ci manqua de se fendre. Aucun des duellistes ne tomba à terre, aucun ne pouvait faire cette honneur à l'autre de faillir.

     

    « Pff ! Pas mal pour quelqu'un comme toi ! » Cracha le chevalier un peu choqué par la puissance du coup que lui avait donné le guerrier. « Mais dommage, il n'y aura qu'un vainqueur ! » S'écria-t-il.

    « En effet » Dit modestement l'homme du nord en jetant sa grande hache et se saisissant de son autre arme. La foule acclama le combat et surtout leur favori qui allait remporter ce combat. A quel beau combat ! Le chevalier jeta son heaume à la foule, l'honorant au passage de son beau visage. On dit même qu'un demoiselle s'évanouit en le voyant ! Ce n'est d'ailleurs pas une preuve de beauté mais bon … ça n'empêchera pas la monture de s'élancer une nouvelle fois. Et là ce fut soudainement le silence. Ce gaillard vaniteux avait commit une grave erreur en se débarrassant de son heaume. Ce soit disant bûcheron était assez habile pour lui lancer sa hachette en pleine tête ! Peut être était aussi la chance qui avait guidé son poignet ou le hasard que la précieuse tête de l'autre fut sur la trajectoire de l'objet. Le chevalier lâcha sa lance et tomba en arrière, puis glissa de son cheval et tomba à terre avec la grâce d'un sac à patate. Si il n'était pas encore mort, l'angle de sa tête au moment de frapper le sol par rapport au reste du corps qui s'écroulait lourdement l'avait achevé. La foule était horrifié et n'osait prononcer le moindre mot.

     

    Le guerrier ramassa sa hache et la brandit en signe de victoire.

    -« Hahaha ! Vous avez vu ! Un instant j'ai cru que j'avais aucune chance contre lui ! » Lança le guerrier au public joyeusement. Le seigneur présidant ce duel finit par se lever et prendre la parole.

    -« Vous êtes un bon combattant. Vous nous avez donné à tous une belle leçon. Au lieu de tous parier sur le Coq, nous aurions dû parier sur ce Loup que nous prenions pour un Vermisseau. Ce Chevalier était bien vaniteux, mais avoir la connaissance du combat est une chose, combattre en est une autre. » Déclara-t-il à l'intention de toute l'assemblée.

    -« Dites moi, accepteriez vous de devenir maître d'arme pour nos jeunes chevaliers ? On leur apprend à bien se battre, mais vous pourriez leur apprendre à faire face à divers adversaires avec votre expérience. » Proposa le seigneur.

     

    Le guerrier venu du Nord accepta car c'était un honneur pour lui de forger des jeunes gens à devenir de grands combattants. De plus, ce n'était pas désagréable pour lui qu'on reconnaisse sa valeur. Il ne ressemblait certes pas à un noble de ces contrées et n'avait pas leur richesse, mais son expérience du combat reposait sur de bien plus nombreuses batailles.

     

    Écrit par Arthur Dauptain ©Tous Droits Réservés.

     

     

    Rempart de Provins

    Rempart de Provins (juste pour faire joli et pas avoir que les lignes serrés du conte ^^)

     


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  • Il y a un moment que je souhaitais écrire un conte avec un petit renard, et j'ai enfin écrit un petit conte avec un renard !

    A la base je souhaitais publier un conte le 21 Décembre. Après avoir réfuté plusieurs idées, j'ai décidé d'écrire un petit conte tout simple.

    J'ai essayé d'ajouter un peu d'originalité et de l'humour dans le texte. Puis l'un des personnages étant très caricatural, j'ai décidé de finir sur une note positive. Car au final ce conte sera mon conte pour Noël. Et oui, nous sommes le 23 Décembre !

    Au final, je retrouve un peu l'ambiance des vieux contes de féerie et je suis assez content de mon travail.

     

    Je vous souhaites une bonne lecture, en espérant que vous aimerez ce conte de ma plume.

    Bon réveillon et joyeux noël !

     

    © Ce texte est protégé par la propriété intellectuelle toutes copies interdites sans mon autorisation merci.

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    Le Premier Hiver de Koki, le Petit Renard

     

    L'Hiver était désormais là, blanc, froid, sombre. Les forêts étaient humides, tristes, silencieuses. Les blés des champs semblaient avoir étaient transformés en farine et que celle ci recouvrait désormais la terre. Mais ce n'était hélas pas de la bonne farine pour faire de la pâtisserie. C'était de la neige, quelque chose de bien désagréable pour les petites pattes sensibles de notre jeune ami Koki. De son pelage aux teintes rousses, il parcourait les étendues glacées à l'orée de la forêt, tel un petit bout d'Automne qui refusait de partir face à l'Hiver. Trottinant sans bruit comme à son habitude, il découvrait l'hiver, rude et désert pour la première fois. Quel changement pour ce petit lutin espiègle à fourrure ! Il s'était régalé de mulots l'été, de pommes et de loirs à l'automne mais hélas … Il n'avait pas eu à se mettre quoi que ce soit sous la dent ces derniers jours. Il gratta de toutes les forces de ses petites pattes de renard le sol près d'une vieille souche pourrissant. Malgré tout ses efforts, il ne pu arracher du bois qu'un vieux champignon et un petit scarabée. Il croqua le scarabée et renifla le champignon. Berk ! Pas mangeable ! Ce truc n'avait rien n'a voir avec les délicieuses surprises du sous bois à l'automne.

     

    Le ciel s’obscurcit et la neige se remit à tomber. La boule de poils fut parcourue d'un frisson. Il reprit sa route, s'avançant dans les champs. D'un coup, Koki se figea, il a entendu un bruit. Un rongeur ? Le renardeau encore peu expérimenté guette, à l'attente d'un nouveau bruit. Rien. Mais au cas où, il décida de bondir dans la direction du son qu'il avait entendu. S'élançant dans les airs, il plongea la tête la première dans la neige. Splouch ! Mais il n'attrapa rien du tout. Il se dégagea de la neige et ébroua sa fourrure. Pendant que les doux cristaux de glace retombait autour de lui, il resta perplexe. Il avait vu de loin un renard faire ça et ressortir de la neige avec un mulot bien gras dans sa gueule, mais apparemment ça ne fonctionnait pas comme ça. Il continua son chemin aux aguets, bondissant de ci, de là, dansant avec les vents froids, virevoltant avec les flocons. L'aventure de Koki le mena près d'une ferme.

     

    Il entendu des bruits provenir d'un poulailler. Le fermier avait mal protégé le bâtiment et goupil passa sa tête dans un recoin.

    Et là, il vit … le paradis pour un renard ! Quoi que les renards préfèrent certainement une belle forêt à l'Automne en guise de paradis, avec de beaux tapis de feuilles dans lesquels se rouler avec volupté, des pommes à grignoter jusqu'à ne plus avoir faim et des mulots dansant sur les arbres. Enfin je suppose ! Koki était surtout hypnotisé face à cet étrange spectacle. Il voyait des animaux ne connaissant pas la dureté des lois de la nature. Des volatiles qui ne fuyaient pas les prédateurs. Des repas bien gras sur patte ! Avait-il le droit de se servir ? Après tout, il avait chassé des centaines, voir des milliers de campagnols durant l'été. Si la récolte était bonne, c'est grâce à ses efforts autant que ceux du fermier ! Croquant mulots de ci, loirs de là, il avait protégé la récolte et avait empêché les rongeurs de dévaster les champs et les vergers ! Le cultivateur pouvait bien lui offrir une poule pour Yule, non ? Un dodu cadeau pour un précieux allié ! Il resta subjugué et affamé, il ne fit pas attention. La planche sur laquelle il était agrippé céda et le jeune renard tomba bruyamment parmi les volailles. Les oiseaux obèses s'éparpillèrent comme elles pouvaient en poussant des caquètements paniqués. Koki secoua la tête et reprit ses esprits. Il bondit au cou d'une poule bien grasse qui tenta de se défendre mollement avec ses maigres pattes. Mais les griffes de la poule aussi affûtées à gratter la cours étaient elles, ne pouvaient à peine décoiffer le pelage du renard. Pendant que les survivantes formaient un cercle en poussant les cris d'alerte. Koki dominait le corps sans vie de sa cible. Mais c'est alors que la porte du poulailler s'ouvrit violemment.

     

    Le fermier une fourche à la main mit un temps à discerner en grimaçant se qui se passait dans l'obscurité de la petit bâtisse, mais il comprit rapidement qu'un renard se tenait là, au dessus de la poule qui souhaitait déguster avec sa famille au réveillon. « Oh toi ! Sale voleur ! Tu crois réellement que tu vas me truander ma plus belle poule ? » S'énerva le paysan. Koki traîna l'objet de sa rapine en espérant pouvoir se sauver avec. Mais les griffes de fer de l'outil du cultivateur manqua de se planter dans son dos, n'ébouriffant que de peu son pelage. Le renard comprit qu'il valait mieux filer à toutes pattes pour pas finir embroché. Il abandonna la poule près de la porte juste au moment que le fermier assena un puissant coup dans sa direction. La fourche traversa le bois mais le goupil esquiva dans une roulade en poussant un cri surprit. Il se mit à débouler la pente devant la ferme comme une petite avalanche. Il se remit sur ses pattes, s'ébrouant. Brrr ! L'hiver ça ne paraît pas, mais c'est trop d'aventures ! Il en avait ceci dit, pas fini avec le fermier. Le bonhomme était de plus en plus furieux. Il dégagea son arme d'un coup de pied rageur tout en brisa la porte et se mit à pourchasser l'animal sauvage. « Sale renard ! Tu as bousillé ma porte ! » S'écria-t-il fou de rage. Koki poussa un cri plaintif et couru à toute hâte vers un arbre. Il bondit et grimpa dans l'arbre comme il put. L'homme en colère était arrivé juste sous la branche où le renard s'était réfugié. « Tu verras quand je t'aurai chopé sale bestiole ! Je ferai des gants avec ta peau ! » Continuait de vociférerai l'humain à qui voulait l'entendre. Koki comprit qu'il était foutu. Il ferma les yeux et … il dégringola.

     

    Le renard senti la neige sur sa fourrure. Il n'avait pas mal. Il était mort ? Non, il avait encore faim. La branche semblait s'être brisée sous le poids du renard, ou était un lutin farceur qui avait décidé de punir le comportement de l'homme ? Celui ci c'était prit la lourde branche en plein nez et semblait s'être évanoui. Koki se précipita vers le corps de la poule, le saisit et s'enfuit comme il pu dans la forêt.

     

    La dame de maison, rejoint son mari.

    -« Eh ! Roger ! Mais qu'est ce que tu fiche allongé dans la neige ? Tu compte les glands dans l'arbre ? Eh bé, mais que c'est un pommier tu sais ! »

    Le bonhomme rouge et honteux se releva.

    -« Oh ! Ma biche ! Tu ne vas pas me croire ! Si je suis comme ça, c'est qu'un vil renard m'a attaqué ! » Se plaignit l'homme.

    -« Un renard ? Tu es sûr qu'il ne sortait pas d'un bouteille de rouge ? » Se moqua sa femme.

    -« Si, si ! Je te jure ! Il m'a même prit une poule ce truand ! » Se défendit le fermier.

    -« Ah bah si tu donne nos poules contre du vin, ça va pas aller ! » S'énerva la fermière ne voulant pas croire l'histoire de son mari.

     

    Assit sur une bûche, se léchant la patte se tenait un renard. Koki avait l'estomac rassasié.

    Il n'avait pas encore comprit ce qui s'était passé, mais il réfléchirai à deux fois avant d'aller fouiner dans une ferme.

     

    Lorsque le paysan rentra dans le poulailler pour compter ses poules et réparer les dégâts de cette mésaventure. Il y trouvât une petite bouteille. Il y goûta et il trouva que c'était le meilleur vin qu'il n'eut bu de sa vie ! Depuis ce jour, plus jamais il ne pu boire à nouveau de la vinasse du village ! Sa femme ne comprenait pas, son mari devait être malade pour sûr ! Mais d'ailleurs, que faisait cette bouteille ici ? Sûrement quelqu'un qui voulait d'excuser de la chute d'une branche …

     

    Tout le monde peut changer et l'Hiver suivant, Koki trouva une poulette laissée dans une petite gamelle à son attention. Il la mangea et pour laisser un remerciement pour le repas, laissa une magnifique crotte à côté de l’assiette. Dans l'arbre on entendit une petite voix. « Bon Koki, faut vraiment qu'on t'apprenne les bonnes manières ! »

     

    Écrit  par Arthur Dauptain, © Tous Droits Réservés.

     

    La Tour César à Provins après une petite neige.

     


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  • Bonjour chers lecteurs et chères lectrices,

     

    Le conte d'aujourd'hui ne sera pas aussi joyeux que d'habitude. J'essaye toujours de faire des récits avec un minimum de joie, de magie et d'espoir. Mais j'avais besoin de me lâcher, d'écrire quelque chose pour me soulager. Ce qui me mettait en rogne quand j'ai écris ce conte, c'était les politiciens et les riches qui en font que pour eux. Les pauvres sont pauvres car c'est leur faute. Plutôt que déversé ma colère, j'ai dressé le portrait d'un roi décadent. Le Grand Roi Pourrissant. Il est possible que je me mette à écrire deux autres contes, pour en faire une sorte de petite trilogie des trois frères.

    Le conte est assez court, et soyez indulgents, j'ai sacrifié les phases de relectures minutieuses et de réécriture afin d'être sûr de le publier.
    Car ces derniers je ne publiais plus les textes que j'écris car je les trouvais pas terribles à force de passer du temps dessus. Au fil des jours je trouve mes idées nulles et mes brouillons s'entasse dans un coin, où son juste oublié dans un carnet. Là, de l'instantané, du soudain, du j'écris une histoire, je publie et on verra plus tard si j'améliore. Je déteste procéder comme ça, mais sinon vous aurez rien vu de publié encore un bon moment. Du coup, désolé, ce n'est pas la mignonne petite histoire que je voulais écrire. Mais Halloween approche alors je suis dans l'air du temps non ?

     

    Pour Halloween, ça vous dirait une histoire de vampires ou plutôt de nécromancien ? Un petit truc, pour marquer le coup. Je sais pas ce que ça donnera.

     

    Bonne lecture, j'espère que ça vous plaira.

     

     

    Le Grand Roi Pourrissant.

     

    Il était, il n'y a pas si longtemps, un couronnement, oh oui, un beau et riche couronnement. Dans la salle de marbre blanc, se déroulait une magnifique tapisserie rouge donnant sur un trône d'argent et de pourpre. De chaque côté deux grandes rangées de chevaliers se faisait face Leurs armures d'argent et d'ivoire resplendissaient. Les étendards flottaient sous le vent qui passait par la grande porte. Du dehors, on pouvait entendre une clameur, celle du peuple accueillant son nouveau roi qui défilait sur un char paré d'or et de pierres précieuses tiré par quatre cheveux. Le nouveau souverain, bien qu'un peu jeune souriait et saluait son peuple l'air heureux, ses cheveux blonds flottant au vent. Au milieu de ses chevaliers, il semblait pareil à un dieu. Les dieux eux mêmes tournèrent les yeux vers la parade du nouveau suzerain. Arrivé aux grandes portes, le prince descendit du char, suivit d'un grand pontife habillé en blanc. Il se hâta de passer la haie d'honneur de ses chevaliers pour arriver à grandes enjambées au trône. Le vieux prêtre le suivit, ouvrit une boite et en sorti une jolie petite couronne, encore une fois de ce métal semblant provenir des étoiles de part son éclat. Il commença à réciter un sermon millénaire, mais le jeune homme ne pouvait attendre d'être couronné. Il prit la couronne des mains du religieux et se la posa lui même sur la tête. Le prophète, maître respecté des traditions, en fut si surprit et outré, qu'il en mourut sur le champs. Enfin, le Roi s'assit enfin sur son trône.

     

    Ah ! Quelles difficultés il avait traversé pour poser son royal postérieur à cette place ! Tout d'abord il avait fait bannir son frère aîné pour trahison. Il avait raconté au peuple que son frère avait comploté avec le royaume voisin pour assassiner leur père ! Le défunt était si vieux, qu'il n'avait guère eu besoin d'aide pour connaître le trépas. Mais le peuple est bête, et le prince si innocent. On bannit le frère. Ensuite, le cadet de l’aîné, chasseur chevronné, il le tua lors d'une partie de chasse. Il raconta au peuple qu'un sanglier avait foncé sur son frère et bien qu'il mit à mort lui même la bête, il n'avait pu sauver le formidable héros que son frère était. Nul défense n'avait transpercé son flanc, mais un javelot fratricide. Mais le peuple est aveugle, et le prince a une éloquence si délicate.

     

    Son propre cadet, au courant de ses crimes, il le fit accuser de sodomie et d'hérésie. Il fut brûlé sur la place publique. Il était bien sûr un saint homme, qui préférait la vie en ermite dans la forêt plutôt que côtoyer ses horribles aînés. Mais le peuple obéit et le prince est la loi.

     

    Diantre ! Sa mère vient d'accoucher d'un nouveau né ! Un magnifique bébé à la peau de lait, agrippé calmement au téton maternel. Il était coupable de vivre, et il le jeta aux chiens. La reine-mère était morte en couche expliqua-t-il et l'enfant trop mal-formé pour vivre. Mais le peuple était triste, et le roi bien seul.

     

    Les années passèrent, le suzerain avait augmenté les impôts pour payer de meilleurs armures à ses chevaliers. Le peuple ne pouvait plus acheter la nourriture que lui même avait sortit du ventre fécond de la terre à la force de leurs bras. Les chevaliers certes, connaissaient la victoire dans leur armure désormais d'or. Mais ils s’empiffraient aux banquets et ressemblaient de plus en plus à des porcs. Ils devinrent vite paresseux et ne participèrent plus aux tournois. Les bardes chantaient les exploits que le souverain commandait. « Ô Olaf, Grand Roi, Tueur de Dragon » narraient-ils, et si par mégarde, ils ne disaient pas du bien du maître incontesté de ces terres, ils étaient pendus. Les temples furent laisser à l'abandon. Les moines qui prêchaient la modestie, purent connaître le bonheur d'être mendiants. Il y a bien un moment, au bout d'un certain nombres saisons que les paysans se révoltèrent, mais du château de l'usurpateur, il ne sortit que pestes en réponse à la famine et à la colère comme un fléau divin.

     

    Le peuple malade mourut ou devint horde d'horribles monstres déambulant à la recherche de cadavres ou même de simples à rats à dévorer. Des chevaliers, il ne restait que des tas de furoncles visqueux et gras. Ils s'entre dévorèrent. Les champs devinrent marais, les villages, cimetières et le palais, nécropole. Le marbre devint gris, les toiles d'araignées remplacèrent les étendards. Et le Roi riait du haut de son trône d'une voix d’outre-tombe. Sa peau n'était plus qu'un parchemin craquelé laissant voir ses os poussiéreux. Il n'était plus qu'une horrible liche maintenu en vie par de sombres pouvoirs. Sa nouvelle couronne d'os était ornée de sang et de dents de jeunes enfants qu'il avait lui même sacrifié. Il était le Grand Roi Pourrissant.

     

    Alors qu'un garde squelettique œuvrait à sa patrouille éternelle, une ombre surgit de nulle part et lui broya le crâne d'un coup de masse. « Tu devrais plus nourrir tes serviteurs, ils n'ont même plus de peau sur les os. » Ria la silhouette. L'Homme voûté, dissimulé sous une grande cape sombre, se faufila de couvert en couvert en détruisant les quelques revenants qu'il croisa de sa massue et de sa dague avec l'agilité d'un chat. Il finit par arriver devant le Grand Roi Pourrissant.

     

    -« Ainsi, Voleur, tu ose pénétrer mon palais pour me dérober ce qui m'appartient ? » Souffla le Nécromancien d'un ton dédaigneux.

    L'intéressé laissa tomber sa cape de moires, laissant voir un vieil homme, étonnamment en forme pour son âge. « Mon cher frère, lorsque tu m'exila je devins un simple mendiant, puis pour survivre, un simple voleur. Mais je fus si doué en cela que je deviens le Prince des Mendiants. Et aujourd'hui je suis venu reprendre ce qui m'appartient. » Répondit en riant le vieillard.

    Le cadavre sur le trône, fut si surprit de ces paroles qu'il sursauta et de son crâne glissa sa couronne, emportant emportant les maigres derniers cheveux grisâtre qu'il lui restait. Au contact du sol, elle se brisa, le sort fut rompu, et de l'horrible Grand Roi Pourrissant, il ne resta qu'un petit tas de poussières.

     

    Le mal n'apporte que la ruine à celui qui le commet.

     

    Écrit par Arthur Dauptain, ©Tous Droits Réservés.

     

     

    "De Lumières et d'Ombres"

    Une de mes photographies de ce mois-ci, prise à Provins.

     


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