• Voici le premier chapitre d'un projet de court roman de fantasy que je me suis attelé à écrire. J'espère que ce premier chapitre vous plaira et vous donnera envie de lire le prochain qui est déjà en cours d'écriture. Malgré le temps assez court passé sur ce chapitre (quatre-cinq heures environs), j'ai relu cinq fois pour réécrire tout passages mal écrit et tenter de faire disparaitre presque toutes les fautes. 2026 mots au total, plusieurs vers de poésie... On va dire que j'ai plutôt bien réussi mon écriture. Je vais aller me cuire un bol de nouilles et me boire un earl grey pour fêter ça !   Bonne lecture, chers lecteurs, lectrices !

     

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    © Dauptain A A Arthur, Tous Droits Réservés.

    Une Flamme dans l'Ombre, Chapitre 1: Cendres.

    Une Flamme dans l'Ombre

     

    Il y a bien longtemps, la Grande Ombre Noir menaça le monde de Faellian. Il détruisit toute vie sur son passage car il est la Mort. Le grand Dragon Divin Reysus apparut alors tel les Trois Soleils pour le combattre. L'affrontement de griffes, de crocs et de cris détruisit moult montagnes et forêts, creusa nombres de lacs et rivières. En haut d'une montagne parmi les brumes, reste les traces de l'affrontement des deux immenses bêtes ailées, ayant toutes deux péries dans leur bataille. Mais les os des morts chuchotent...

     

    « ...Tombeaux aux secrets à jamais oubliés.
    Ses Gardiens ne connaissent plus la faim,

    Et Ils Marcheront jusqu'à la Fin. »

     

    Chapitre I : Cendres

     

    De la Destruction et de la Cendre,

    Naquit des Héros parmi les Hommes.

    Mais le Mal à de nombreuses Formes,

    Et s’immisce par de nombreux méandres,

    Dans les toiles des Faellian tissées il y a fort longtemps,

    Ne pouvant totalement tacher le tableau des Maîtres pour autant.

     

    Troisième Âge, An 1092, Ivelien, Au Sud des Racines de la Terre.

     

    Trois compagnons marchaient dans l'un des nombreux sentiers de terres battues parcourant la forêt recouvrant l'Ivelien. Deux grandes silhouettes et une petite. Les deux marcheurs en tête se distinguaient mal dans l'obscurité des arbres, on pouvait distinguait tout de même que c'était un homme et une femme. L'homme portait des habits de « Chasseur », veuillez bien entendu comprendre de garde-frontière et d'aventurier pourchassant divers créatures maléfiques. Son attirail était composé d'une cape d'un vert profond, poussiéreuse et salie par des années de vagabondage. Il portait sur son dos son arc et son carquois. Un bien bel arc d'ailleurs, une œuvre subtile de menuiserie que seul les Elfes, Peuple Immortel à la sagesse et à la connaissance immense savent créer de leurs mains. Mais sa barbe trahissait qu'il n'était pas un Elfe totalement, mais un sang-mêlé, né de l'union d'un mortel et d'une immortelle. A ses flancs, une vieille besace de croûte de cuir craquelée et son épée. La femme ressemblait plus à une magicienne, elle portait une grande cape grise, une sacoche lourde tirant sur ses côtes, et avançait avec un bâton magnifiquement sculpté. Le dernier protagoniste de cette scène, un guerrier dans une armure bien tenue et astiquée, de faible taille, car ainsi sont le Peuple de la Pierre, les Nains, petits certes, mais ils sont aussi robustes qu'une montagne ! Sa barbe assez longue, aux deux tresses finement tissées s'agitait au fur et à mesure de ses jurons. « Maudite Forêt ! Des racines pour vous faire trébucher et cette odeur raah ! Ce bois sent la feuille pourrie ! Pourquoi ne rentrons nous pas festoyer chez les Nains ? » Marmonnait le courtaud dans sa barbe. L'homme en tête tourna son regard grisâtre vers son compagnon lourdement équipé derrière lui. « Eh bien Maître Ivar ? La bière des Nains est bien chère, et nous étions plus prêt du territoire des Demis-Elfes que vos montagnes natales mon Ami. Nous devons également remettre le précieux parchemin que transporte Iris à notre Doyen. Il y a un village d'Hommes pas loin et je vous y offrirez une bière à notre arrivée à la taverne ! » Répondit l'Archer sur un ton joyeux et détendu. « Maître Aryn, les humains ne savent pas utiliser au mieux leur houblon ! » Continuait à ronchonner le Nain.

    « Silence ... » Souffla la femme alors que sa silhouette. « Je perçois une sombre présence... » Justifia t-elle. « Haha ! Une présence aux frontières de l'Ivelien ? Iris, ne dit pas de telles bêtises !» Ria Aryn de bon cœur. « Je … Vite ! » S'écria la mage avant de se mettre à courir à toutes jambes. Le Rôdeur ne posa guère de questions, le vent avait tourné, il sentait une mauvaise odeur … Celle d'un charnier. « Encore courir ! Toujours courir et marcher avec ces deux là ! » Râla le Nain avant de dégainer une hache à double tranchants presque aussi grande que lui et suivre à son rythme les deux autres.

     

    Après une course rapide et quelques jurons du Montagnard à propos des dangers que représentent ces arbres à cause de leurs maudites racines, ils débouchèrent sur des champs cultivés par des villageois en bordure de la forêt et virent le modeste village bien paisible fumant doucement à l'abri de deux collines...

     

    -« De la fumée … Trop de fumée... » Soupira le Vagabond.
    - « Un raid de pillage ? » S'inquiéta la Druide.
    - « Des gobelins ? Cette vermine sortant de leur grotte suintante que pour voler les honnête gens ? » Grogna Ivar, fronçant ses sourcils brousailleux.

    -« Possible, allons voir. » Décida Aryn en avançant vers le village disparaissant sous la fumée s’échappant des ruines des maisons.

     

    Les Trois Compagnons restèrent silencieux pendant qu'ils exploraient les ruines du village. Les maisons ruinées par les flammes fumaient encore, laissant entrevoir des corps calcinés et les restes des possessions des villageois. Partout, des corps déchirés, éventrés, brûlés, femmes, hommes, enfants … Tous ont été massacrés. « Que faites vous Maître Ivar ? » Interpella le Rôdeur en voyant son ami bien plus barbus que lui agenouillé près de plusieurs corps. « Je prends leur or ! Ils en n'ont plus besoin et c'est dommage de laisser ça là, à portée de tout voleurs ! » Expliqua le Nain tout joyeux. Le garde forestier exprima un soupir et alla inspecter les restes du massacre plus loin préférant oublier le grippe-sou qui l'accompagnait depuis si longtemps en aventure. « Aucune trace de corps de gobelins. Soit les villageois n'ont pas eu le temps de se défendre, soit … » Constata Iris avant d'être coupée par le guerrier. « Ah ! La Taverne est presque intacte ! On va avoir de la bière gratuite ! ».

     

    Le pisteur s'éloigna à son tour du groupe partit desceller des traces et des informations sur les agresseurs de cette petite communauté de paisibles cultivateurs désormais en cendres. « Impossible qu'il n'y ait pas un seul corps des attaquants ! » S'énervait-il, sentant ses talents de rôdeurs mit à l'épreuve. Il s'arrêta soudain lorsqu'il entendit quelque chose craquer sous ses pieds. Il regarda sur quoi il marchait, des morceaux de crâne, des cendres et quelques os fragmentés. « Qu'est ce que … ? » S'étonna t'il. « Des reliques d'une urne funéraire... ? » Réfléchit-il à voix haute. Puis il vit une vieille épée et un bouclier pourri à la place des morceaux de la jarre qu'il pensait voir. « Des morts armés pour la guerre. » Souffla t-il dans un frisson. Il revint aussitôt auprès de la magotte toute pâle. « Des Marcheurs...? » Dit-elle la voix tremblante montrant un tas d'os dont les phalanges d'une main poussiéreuse tenait encore fermement le bois.

     

    D'un coup, la porte de la taverne explosa. Aryn dégaina son épée par un réflexe nerveux et Iris se prépara à parer toutes attaques avec son bâton. Alors que les cendres retombaient sur le sol, ils purent voir la source de ce bazar. Le défenseur des mines, la barbe humide et couverte de cendres, tenant sous le bras un tonneau dont le contenu alcoolisé se déversait par terre, ayant tout juste finit la chope qu'il tenait dans sa main droite s'exclama l'air joyeux. « Bah c'est dommage qu'ils sont tous morts, car ils ont de la bonne bière ! Santé ! Même si vous ne pouvez plus y goûter ! » S'agitait Ivar en déversant une autre chope de bière par terre en l'honneur de ceux qui en boirons plus.

     

    -« Argh … y'a quelqu'un ? … A l'aide ! Argh …  » Se fit entendre une voix. Iris courut aussitôt vers l'appel à l'aide d'un mouvement instinctif, suivit de Aryn. Le guerrier resta en arrière, pour sûrement une stratégie de la plus haute importance qui consiste à mettre en sécurité l'alcool en le buvant. L'archer dégagea le blessé des décombres d'un petit cachot en pierres un peu à l'écart du reste du village. Le criminel avait apparemment survécu grâce à la chance des gredins. « Qui es tu ? Et qu'as-tu fais pour te retrouver là ? » Le Questionna aussitôt le Chasseur. « Jason, m'sieur, je suis un voleur à la petite semaine. Le Maire a demandé qu'on m'enferme pour me servir de leçon. » Expliqua le jeune garçon blessé. Pendant que la Guérisseuse s'occupait du blessé, le Rôdeur alla soutirer des informations à son vieil ami de longue date toujours occupé à stocker le précieux liquide dans son gosier.

     

    -« Que savez-vous des marcheurs Maîtres Ivar ? » Commença aussitôt Aryn.

    -« Ce sont pas des êtres très joyeux, ils errent dans les cryptes et les vieux temples souterrains protégeant l'or et les trésors de leurs maîtres. Des êtres maudits qui marchent dans les couloirs et tunnels poussiéreux des tertres depuis qu'ils y ont élus domicile faisant craquer leurs vieux os desséchés et grincer leurs vieilles armes rouillées. C'est pour ça qu'on les appelle des marcheurs. Ils marchent sans relâchent depuis des siècles, voir des millénaires. » Se lança le Nain, faisant ressortir de vieux souvenirs de sa tête légèrement détendue par son breuvage favori.

    -« Et est-ce qu'ils peuvent sortir de ces souterrains pour attaquer les vivants ? » Voulut en savoir plus le Rôdeur.

    -« Non, ça, jamais ! Ils ont été sacrifiés dans d'horribles cérémonies pour défendre, mais pas pour attaquer. » Répondit le montagnard en se rappelant tout les trésors trouvés dans ces souterrains, avant de finir le fond de sa chope.

    -« Alors si ils sont en marche... C'est quelque chose les a poussés... Mais quoi ? Comment ? » Réfléchit le Vagabond.

     

    Alors que le guerrier finissait de nettoyer son équipement et l'enchanteresse prodiguait des conseils pour les blessures du voleur, le pisteur revint auprès de ses compagnons.

     

    - « J'ai trouvé des traces du bataillon des morts, ils se dirigent vers le Nord-Est, vers les Marches des Brumes. » Informa t-il aussitôt ses compagnons.

    - «Les Marches des Brumes ? » S'enquit la druide.

    - «Un endroit parfait pour trouver des tertres plein de trésors ! » Se releva le Nain joyeux à l'idée de déterrer de l'or et d'avoir un peu de combat.

    - « Des trésors ? » S’intéressa le Voleur.

     

     « Terres de pierres et de mousses perdues dans les Brumes.
    Marches vers le Sommet osseux, funeste et glacé.

    Ici l'Eau se meure, tremble et fume.
    Tombeaux aux secrets à jamais oubliés.
    Ses Gardiens ne connaissent plus la faim,

    Et Ils Marcheront jusqu'à la Fin. »

     

    Iris avait laissé glisser entre ses lèvres, ces mots qu'elle avait lu dans un vieux grimoire. Elle restait immobile telle une statue le regard perdu vers l'horizon, tandis que celui de ses compagnons la fixait dans un silence où même le Vent s'était tu.

     

    « Nous devons empêcher d'autres carnages. » S'exprima enfin le garde forestier brisant le silence.
    « Comment ? Contre ses choses, même une armée ne les stoppera pas ! » Tenta de le raisonner Ivar tout en rajustant son armure.

    « Et le manuscrit qu'on doit rapporter au Doyen ? » S'inquiéta Iris.
    « Un bout de papier est moins important que des vies. Je veux savoir ce qui se trame là bas. Je veux permettre d'éviter d'autres massacres » Continuait Aryn déterminé.

    « Je peux venir ? Vous aurez sûrement besoin d'un voleur pour dérober les richesses ? » Se proposa Jason plus motivé par l'argent que par une noble quête.

    « Tu peux marcher au moins bougre d'idiot ? » Le gronda la guérisseuse.
    « Bien sûr ! » La rassura le voleur qui songeait à combien de poids en or il pourra ramener.

    « Alors j'espère que tu peux courir ! Allons-y ! » S'exclama le coureur après avoir vérifié les sangles m’intentant son arc et son carquois bien attaché dans son dos.

     

    Ainsi la Compagnie d'Aryn se lançant dans une quête insensée à plus de deux jours de marches pour enquêter dans les Marches des Brumes où le Mal dort. Mais qui dit sommeil, dit réveil …

     

     

     


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  • Brise d'un Sentiment.

     

    Projet en cours d'écriture.

     

    Attention, écrit à caractère violent et sexuel.

    Déconseillé aux personnes sensibles.

     

    Scène 1 : Un sombre passé.

     

    Je m'appelle Hana. Une nuit de mes sept ans, notre mère rentrait tard du travail. Elle traversait une forêt lorsqu'elle a voulut éviter quelque chose sur la route et sa voiture a quitté la voix et a percuté un arbre. Les secours ne furent prévenus de sa disparition que bien trop tard. Elle mourut ainsi seule dans l'humidité et le froid du bord de la forêt. Après sa mort, notre père s'est mis un boire. Il buvait toute la soirée comme un gouffre sans fin. Mais un soir où il était particulièrement sous l'emprise de l'alcool, il tenta de me violer. Ma sœur, Lyn, se rappelle encore très bien de cette nuit là … Elle doit encore en faire des cauchemars...

     


    Où suis-je ?  Je suis dans notre ancienne maison … Il fait nuit … Ces cris … « Hanna ! Hanna ! » M'écriai-je pour la millième fois au moins dans ce cauchemar. Je vois notre père tenter d'arracher les vêtements de ma sœur. Il la traite de pute. Il dit qu'elle ressemble à sa mère. Ses bons côtés totalement obscurcis par l'alcool, il ne doit plus se rappeler. Papa, tu aimais Maman. Tu as eu deux filles avec elle dans le plus tendre amour. Papa … « Papaaaa ! Qu'est ce que tu fais ? Lâche Hana ! » Hurlais-je en me jetant sur lui pour tenter de le contrôler. J'avais que seize ans... Il me repoussa violemment et en tombant, ma tête heurta le coin de la table. La bouteille en verre presque vide tomba à côté de moi à moitié consciente. J'entendais encore les hurlements de ma sœur pendant que glissais dans la mort. « Hanna ... » Soufflais-je un filet de sang aux lèvres.

    Je ne suis pas morte, car je rêve encore. Du moins, je fais ce cauchemar. Dans ce cauchemar, j'entends encore cette voix dans ma tête. « Pauvre petite... si … pathétique... tu vas crever là comme une merde? » ricanait-elle. « Attrape cette bouteille vide et défend ta sœur, ce spectacle est si ridicule. » M'ordonnait-elle comme chaque nuit. J'attrape la bouteille et me redresse et m'approche de mon père. Mes yeux brille d'une lumière rouge affreuse... je ne suis plus moi … « Non … non … je veux pas ... » Tentais-je de résister d'une voix tremblante. « Tue le ! Tue leeeee ! » Acclamait le démon. « Fait le pour ta Neko-Chan... » Essayait de me convaincre cette chose. Je frappa mon père. Une fois, deux fois … Il tenta de se défendre, mais l'alcool avait réduit ses instincts de survie au minimum et put juste exploser de rage. Je le frappa jusqu'à lui enfoncer les morceaux de verre que je ramassais sans cesse pour continuer cette tâche macabre ordonnée par le monstre dans ma tête. « Non ! Non ! Noooon » Paniquais-je de manière hystérique. « Très bien petite sœur » me félicitait dans un air moqueur la dénommée Neko-Chan ayant prit possession en partie de mon esprit.

     

    J'étais assise tremblante sur le cadavre déchiré de mon père. J'étais revenue à moi. J'étais couverte de sang, du sien et du mien. J'avais des bouts de verre plein les mains.

     

     

    « Lyn ! Lyn ! Grande sœur ! Lève toi espèce de patate ! » Entendis-je au loin comme sortant d'un rêve.

     

     

    Lyn refusait de se lever. Elle avait les cheveux en pagaille et transpirait beaucoup. Elle disait des choses bizarres tout en pleurant. Encore un de ses cauchemars. Je la secouais en vain. « Lyn ! Tu vas être en retard pour ton rendez-vous ! » Criai-je bien fort pour la réveiller. Ma sœur n'est vraiment pas sérieuse...

    « Hein ? Quoi ? Merde ! J'ai un entretien d'embauche ! » S'affola t-elle en se levant dans un bon.

    Encore mal réveillée, elle se prit le pied dans la couette et s'affala comme un sac à patate. Elle avait encore dû passer la nuit sur Internet à jouer à ce jeu nul avec sa guilde. Quelle andouille … Alors que moi je travaillais dur sur mes devoirs, elle faisait des donjons sur des jeux, gaspillant le peu d'argent qu'elle arrivait à gagner pour nous nourrir et nous loger dans des objets virtuels inutiles.

    Toutefois, ma geekette d'imbécile de sœur fut rapidement à peu près présentable. Elle prit en vitesse ses affaires sans manger et nous courûmes toutes les deux en retard à notre travail. J'allais me faire engueuler au lycée.

     

    Scène 2 : Encore en Retard.

     


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  • Un petit conte mignon avec la douceur de coton, avec un petit flocon qui miaule et gambade dans la neige. Un conte comme une feuille où court un petit chaton traçant une petite histoire dans son sillage enneigé.

     

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    © Dauptain A A Arthur, Tous Droits Réservés.

     

    Flocon, le Chaton

     

    C'était un petit chat blanc qui courrait dans la neige. Il avait un tout petit corps et une bien grosse tête. Personne ne l'avait vu, mais il était là, il galopait de ses minuscules pattes. Que faisait-il là ? Tout seul perdu dans le froid ? Avait-il était abandonné ? Peut être ne le savait-il pas lui même, car il galopait à toute hâte dans la glace. Ses coussinets n'étaient-ils pas gelés ? Quelle beauté cette jeunesse, cette faiblesse, cette innocence !

    La plume blanche glisse sur le papier. Petit Chaton continue son aventure dans la neige.

    -« D’où viens-tu ? » Lui demande la Plume.

    -« Mia ! » Répond la boule de poils sans arrêter de bondir par dessus l'épaisseur de neige plus imposante que lui.

    Faible chose continue de courir comme si il cherchait à atteindre un but connu de lui seul.

     Soudain, du haut d'une pente enneigée, il trébucha et tomba la tête la première dans la neige ! Il se mit à faire un long roulé boulet en poussant des miaulements plaintifs avant d'être soudain arrêté par quelque chose. Ce quelque chose, c'était les pattes de Madame Renard. La Renard regarde la petite chose chétive entre ses agiles pattes et lui demande, « Qui es-tu, petit bout perdu ? ».

    -« Mia ! Je suis Flocon ! » Miaula le chaton.

    Puis reprit sa folle course tel le lapin des Merveilles, sautillant parmi les flocons de plus belle et disparaissant dans la neige au loin.
    Des choses peuvent être incompréhensible, mais faut il chercher à comprendre ce qu'on voit ou juste rêver ?

     

    C'était une petite fée de l'Hiver nommée Flocon. Et elle adore prendre l'apparence d'un frêle chaton !

     

    Ce petit Conte est le rêve d'une feuille blanche, parcourue d'un petit chaton sous l'apparence d'une plume, ne sachant où aller dans l'immensité de neige. Avançant lentement au grès de l'imagination de celui qui la tient. Mia !

     

    Écrit par Arthur Dauptain, Octobre 2015. © Tous Droits Réservés.

     

    Une histoire commence par lorsque on se pose des questions de savoir ce qui s'y passe. On pose des questions à son personnage. Il nous répond pas forcément, alors on pose d'autres personnages pour qu'ils découvrent à notre place qui est notre personnage principal. L'histoire se poursuit au prix d'une longue course sur l'immensité magnifique d'une feuille de papier blanche. Le vrai écrivain est pas forcément celui qui écrit des milliers de lignes, mais celui qui aime cette feuille, qui aime la remplir de belles choses, qui aime imaginer, dialoguer. A la fin de l'aventure, il faut conclure, expliquer, récompenser et instruire. Pour le lecteur, il doit savoir que le point final, n'est pas la fin de l'histoire. Elle continue quelque part, mais on se sait où.

     

     


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