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La porte de la chaumière s'ouvrit laissant passer le vent gelé de la région soufflant d'une bise aussi froide que celle de la mort autour de la silhouette qui rentrait dans la maison. Un homme dans une armure de cuir sombre, en partie dissimulée par une cape de couleur verte. Une femme pâle, les yeux gris et malins l'accueillie les bras ouverts.
"Entrez Voyageur, entrez ! Hern et moi adorons accueillir les visiteurs égarés !" Le salua la femme avec un petit rire sournois en l'invitant à venir près de l'âtre de la demeure de pierre.
L'étranger s'approcha du feu pour se réchauffer d'un pas tranquille. "Vous avez fait bon voyage ? Les routes ne sont plus sûres aujourd'hui." Commença-t-elle, tentant d'engager la conversation pour mettre en confiance son visiteur. L'étranger resta silencieux en frictionnant ses mains pour essayer de les réchauffer un peu devant la cheminée. La bûcheronne se sentit gênée par le silence maitrisé de cet étrange personnage. Il ne ressemble en rien à un marchand ou à un bandit.
"J'ai entendu dire que vous étiez une vampire ?" Finit par dire calmement le voyageur.
"Euh ... hein ... euh ... quoi ?" Paniqua la tenancière. Son sang se glaça de surprise. Son secret était-il découvert ? La vampire approcha sa main de sa dague à sa ceinture pour la saisir et poignarder ce fouineur. L'homme se retourna est plongea son regard dans celui de son hôte. Un regard froid, sans émotion, à demi dissimulé par sa capuche... Des yeux qui glacèrent d'avantage le sang de sa cible, la paralysant totalement.
"Je suis désolé, mais ceci n'a rien de personnel. C'est juste un contrat." Continua calmement l'assassin.
La meurtrière fit geste de serrer la poignée de sa dague pour ajouter ce dangereux adversaire à sa liste de victimes. Après tout, les gestes de ce chasseur de prime semblaient sûrs et lents, elle aura l'avantage de la vitesse pensa t'elle. Ce fut son erreur. "Je vais vous écorcher !" Cria la vampire, se jetant sur cet étranger qui avait osé la menacer. Le chasseur dégaina son épée sans un mot d'un geste rapide et tranchant littéralement la tête de sa proie dans une gerbe de sang. Le reste du corps tomba d'abord à genou avant de s'écrouler avec fracas sur le parquet de la petite maison dans une mare de ce liquide vitale qu'aiment tant boire ces maudites créatures de la nuit.
Le mercenaire essuya sa lame avec les draps du lit de sa victime. Puis avant de quitter l'abri jeta un regard au cadavre ensanglanté et lui adressa un au revoir amusé. "Merci pour votre hospitalité. Sans la chaleur de ce foyer, mes doigts auraient été trop gelés pour dégainer mon arme suffisamment vite. Ce fut une discussion agréable." Ria t'il avant de se décider à quitter les lieux.
Tel une ombre, l'assassin disparu dans les vents enneigés violents comme autant de loups qui hurlent de colères dehors.
Écrit par Arthur Dauptain, aucune copie sans mon autorisation. Ne pas plagier.
