• Deux Ogres et un Prince

    Bonjour chères lectrices, chers lecteurs,

     

    J'espère que le précédent conte vous a plut, j'ai pas eu trop de retour vu que je ne l'ai publié que hier. Mais en voici un nouveau conte un peu loufoque. J'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire ! Et j'aurai même aimé faire d'avantage parler le géant bicéphale car c'est amusant d'avoir un personnage qui possède deux têtes ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, bonne lecture !

     

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      © Dauptain Arthur, Tous Droits Réservés.

     

     

    Deux ogres et un prince.

     

    Il était une fois, un prince beau et majestueux dans de magnifiques vêtements de soie bleue et d'or. Sans épée, ni cheval, ni armure, ce prince était pourtant bien en pleine aventure. C'était bien la première fois que ce jeune noble mettait les pieds dehors. Il finit par se perdre dans une forêt. Alors un renard vint le voir et lui demanda gentiment. « Ô bon prince, es-tu donc perdu, toi noble châtelain loin de sa demeure ? » Alors le prince lui répondit. « Doux Feu d'Automne orangé, Chevalier des Champs et des Vergers, pourrez-vous me guider dans ton domaine ? » Ce à quoi le renard répondit, « Bien sûr votre seigneurie, je connais où chaque chemin mène. Je serai votre humble guide . Je vous servirai comme votre chevalier et vous protégerez des monstres avides. » Ainsi le Prince devint le Maître du Renard.

     

    Son nouveau compagnon prit bien soin de mener le Prince sur les bons chemins, lui donnant ses avis et bons conseils à chaque menace qu'ils pourraient rencontrer. Toutefois, ils virent plus loin sur le chemin, deux ogres gigantesques qui semblaient se disputer. Le renard conseilla comme déjà de nombreuses fois son maître, « Mon Seigneur, ces deux ogres sont les deux êtres le plus forts et dangereux de la région. Nous devons à tout prix les éviter ou nous périrons. » Mais le prince naïf, était curieux. « Mais pourquoi ces deux là se battent-ils ? Je suis curieux, peut être est-ce pour une idylle ? »S’interrogeait-il à voix haute.

     

    Il prit la décision de s'approcher des deux géants. Le renard le suivit à contre cœur.

    -«Tu as beau être mon frère ! Mais je t'arracherai tes têtes si tu ose dire que tu es le plus fort de nous deux ! » Hurlait-l'un de deux ogres dotait d'un seul et unique œil sur son front. L'autre géant qui au passage était doté de deux têtes n'était pas pour le moins impressionné.

    -« Cesse de dire des bêtises ! « On » est plus fort que toi ! Laisse moi la princesse où je te crève ton œil ! » Rugit-il encore plus fort, sûrement aidé par ses deux bouches.

    -« Mh … Excusez moi mes sires, on dirait, au sujet d'une princesse, une dispute. Pourrai-je aussi me joindre à cette lutte ? » Les salua le Prince.

    -« T'es qui toi l'avorton ? Tu veux notre princesse ? Tu veux qu'on t'écrase ? » Cracha le cyclope en fixant le prince d'un œil mauvais.

    -« J'ai une idée ! » S'exclama l'une des deux têtes de l'autre.

    -« Non ! Moi j'ai une idée ! » S'écria sa seconde tête.

    -« Donnons lui un défi ! » Proposa l'une de ses têtes.

    -« Oui ! Terrassons le dans un défi puis reprenons cette discussion. » Renchérit la seconde tête de l'abomination .

    -« Bon d'accord, amusons nous d'abord avec ce mioche, je choisis le premier défi. » Acquiesça l'ogre à l’œil unique.

    -« Le premier défi est : arracher la tête du Bœuf Sacré. Il est sur la falaise-dont-il-ne-peut pas-descendre. Tu peux seulement l'atteindre en grimpant la falaise-dont-il-ne-peut-pas-descendre. Si tu échoue, je te mange. » Annonça le cyclope fier de son idée. Il avait justement envie de manger du bœuf, et un prince serait parfait comme dessert.

    -« Très bien Seigneur Ogre à l’œil Unique ! J'accepte votre défi d'arracher la tête de cette bête antique ! » Accepta le Prince.

     

    Ainsi, le prince, le renard et le cyclope partir vers la falaise où vit le Bœuf Sacré.

    -« Comment puis-je donc faire pour remporter ce duel, ô Sage Feu d'Automne ? » Chuchota-t-il à son compagnon renard.

    -« Mon maître, vous êtes fort courageux pour un homme... Attendez-moi au pied de la falaise, je vais chercher l'herbe la plus verte de la vallée ! » Lui ordonna son conseiller.

    -« Très bien, je ne bougerai qu'à votre demande, mon fidèle conseiller ! » S'enthousiasma l'idiot.

    Le renard s'éclipsa. Après plusieurs heures de marche, le géant et le jeune noble arrivèrent au pied du mur de roche vertigineux. Sans dire un mot, le cyclope bondit sur la paroi et commença de grimper, avant de jeter un regard au prince. « Alors cloporte ? Tu ne grimpe pas ? Tu as trop peur ? » L'apostropha-t-il avant de reprendre son ascension. Bien que le monstre fut des plus horribles, le Prince s'inquiéta pour lui en le voyant grimper avec quelques difficultés. Puis l'ogre arriva en haut de la falaise. « Boeuf Sacré ! Tu es à moi ! » S'écria le géant dans un cri de victoire. De son côté le bœuf sacré grattait le sol de son sabot, près à charger, les naseaux fumant. L'ogre fit un pas dans la direction du ruminant mais celui ci le chargea à la vitesse qu'une vague de tempête submerge une plage. Le cyclope fut projeté dans les airs et tomba tout en bas de la falaise. Les os brisés, il ne put même pas tourner son œil unique dans la direction du garçon. « Gnnh... C'est ton tour... » Grogna-t-il. C'est alors que le renard revint avec l'herbe la plus verte de la vallée dans sa gueule. Il la posa au pied de son maître et lui dit : « Mon Maître, appelez le et agitez cette touffe de verdure. » « Merci fidèle conseiller, si je ne peux monter, alors sa tête me viendra de l'azur ! » Fanfaronna le Prince. Il se mit à agiter la touffe d'herbe la plus goûteuse de la région en appelant le bœuf sacré. « Ohé ! Vache Sacré ! Viens donc voir cette nourriture que tu n'as jamais eu loisir de déguster ! » Appela le Prince. Le bœuf vint au bord de la falaise et comme il a de très bon yeux pour repérer les meilleures herbes, il vit la chose la plus alléchante de sa vie. Mais de sa falaise, les Dieux avaient décidés qu'ils ne pouvait descendre … Alors il tendit le cou pour tenter de l'attraper. Il le tendit encore, et encore. Au bout d'un moment, alors que son cou était devenu aussi long que celui d'une girafe, il se rompit et la tête du bœuf sacré tomba aux pieds du Prince. « Ha hargh... Magnifique... Tu m'as battu... » Gémit le cyclope dans un dernier souffle avant de mourir.

     

    Ayant réussi le premier défi, le Prince et le Renard retrouvèrent le second ogre avec les cornes de la bête comme preuve de leur réussite. « Tu as osé tué « notre frère ? » Rugir les deux têtes du monstre. « Si je puis me permettre, votre frère mourut de sa chute car il a uniquement compté que sur sa force. Alors que j'ai utilisé ma ruse pour vaincre la bête féroce. » Rétorqua le Prince s'appropriant la ruse du renard. « Menteur ! Voleur ! « On » va te tuer ! « Notre » défi est un duel à mort, demain à la Colline Chauve ! » Vociférera le démon. « Très bien, j'accepte votre duel et ainsi la princesse sera saine et sauve !. » Accepta simplement le Prince. Une fois le géant parti s'échauffer pour massacrer son adversaire le lendemain, l'homme faible mais pas stupide au moins de croire pouvoir battre un géant, s'en remit à nouveau à son renard.

     

    -« Sage Feu d'Automne, à la ruse sans égal, mon moral est au plus bas. Comment puis-je, contre un si puissant ennemi, remporter le combat ? » Demanda le Prince.

    -« Votre seigneurie, vous me flattez. Mais vous n'auriez donc point remarqué ? » S'amusa le rusé.

    -« Quoi donc, doux ami ? » S'intéressa le garçon toujours étonné de la ruse de son compagnon.

    -« Il est puissant mais en utilisant ses faiblesses, vous pouvez vaincre votre ennemi. Il vous donne rendez-vous à la Colline Chauve car là bas ne pousse aucune fleur. Ce démon est connu pour être allergique aux fleurs pour son plus grand malheur ! » Expliqua le renard.

     -« Merci bel ami, grâce à vos hautes connaissances stratégiques, je vais battre l'ennemi de mes mains ! » S'enthousiasma le Prince.

     

    Ainsi le Prince et l'animal se séparèrent, l'un partit à la Colline Chauve, l'autre se mit en quête d'une fleur pour vaincre l'ogre.

    Assit sur le sol de terre noire de la Colline Chauve, le garçon s'était endormit contre un arbre mort. Il fut réveillé par les voix de tonnerre du géant. « Tu dors ? Et « notre » duel duel ? Doit « on » te mettre en pièce dans ton sommeil ? » Lui hurlèrent-t-elles dessus les deux têtes à l'unisson. « Messire, ne vous énervez point ! Vous allez pouvoir utiliser dans un duel honorable vos poings. » Lui assura le jeune Prince. L'abomination lança sa lance contre l'arbre qui transperça le tronc dans un craquement sinistre et prit sa grande hache avec ses deux mains. « Tais-toi ! « On » est lasse de t'entendre. » Rugit l'une des têtes. « « On » va te fendre encore plus facilement que cet arbre ! » Menaça l'autre.

     

    Le géant allait abattre sa lourde hache sur le frêle humain lorsqu'une petite boule de poils surgissant de nul part passa entre les deux têtes du monstre, une grande fleur rouge dans la gueule. L'ogre s'arrêta net dans son geste. « Ah … Ah … Atchoum ! » Éternuèrent les têtes de l'abomination. Le renard donna la fleur à son maître. « Mille merci mon fidèle ami ! Terrassons ce mon... » Le prince n'eut le temps de finir sa phrase que le géant se saisit de lui. « Sale roux rusé ! » Pesta-t-il à l'attention du renard. « Au secours ! Renard ! Sauve moi ! » Paniqua le prince. Le monstre lâcha sa hache et tenta de prendre la grande fleur à son rival. « Atchoum ! Donne nous... Ah... Ah.. Atchoum ! » Tentez d'ordonner la créature entre deux éternuement. « Jamais vous ... » Tentait de résister le faible humain avant de bêtement lâcher la fleur. « Ah … ah … Hahaha ! » Les éternuements de l'ogre se transformèrent en rire. Comme on dit, gens qui éternuent, gens qui … mais qu'est ce que je raconte moi ? Le renard se saisit alors de la fleur, bondit sur le genou fléchit du géant et bondit entre les deux têtes. « Quoi ? Non … Pas... Ah... Ah … Ah... Possible … Ah ! » S'exclamèrent les deux têtes se regardant et voyant le renard assit entre leur cou. Le renard bondit à nouveau alors que l'être bicéphale poussa un terrible éternuement. Les deux crânes se frappèrent si fort qu'ils se fendirent et le géant à jamais s'écroula dans un nuage de poussière et de bruit d'armures.

     

    Le Prince, en piteux état, encore tremblant et l'entre-jambe humide se releva avec difficulté.

    « Nous avons réussi mon brave ! Nous avons vaincu ensemble ce monstre ! » S'écria-t-il dans un cri de victoire. Le renard vint simplement s'asseoir devant lui comme s'il avait l'habitude de faire de tels actes héroïques tout les jours. « Que voulez-vous faire désormais noble seigneur ? » Lui demanda-t-il tranquillement. « De libérer la princesse des géants, il est l'heure ! » Proclama le héros ayant terrassé presque tout seul deux démons. « Pouvez-vous sage renard adoré, me mener à leur antre. » Lui demanda le prince. Le renard fut prit d'un frisson, mais il hocha la tête et mena son maître à l'antre des géants.

     

    Le prince se tenait face à l'entrée de la grotte sombre. Il se mit à crier à l'attention de la princesse

    -« Noble Dame, je suis le Prince, j'ai vaincu pour vous vos deux gigantesques prétendants. Je suis venus vous chercher pour me marier avec vous et nous serrons côte à côte unis à jamais dans un amour éternelle ! » l'appela-t-il. Une belle et douce voix se fit entendre au fond de la grotte : « C'est vrai mon prince ? Unis à jamais ? » « Oui ! Pour toujours ! » renchérit le Prince. Alors surgit des ombre de la caverne, une grande et grosse et horrible femme. Ses cheveux étaient fait d'algues boueuses et puantes, son visage était couvert de pustules putréfiant, de la chaire pourrie pendait de son cou. Ses seins était deux longs pies de vaches forts poilus qui sortaient de par dessous sa robe à peine suffisamment longue pour cacher ses deux jambes de bouc. C'était sûrement la plus horrible et repoussante femme qui puisse exister. Elle accourut vers le Prince en criant avec la même voix douce et agréable « Mon prince ! L'homme de ma vie ! » et se jeta sur lui. Alors que le prince suffoquait sous son emprise de cette fem... chose, il tenta de dire à son renard. « Pour...pourquoi ...vous m'avez … rien dit.... ? » Alors le renard lui répond amusé. « Tout simplement car vous ne m'avez jamais demandé si c'était une bonne idée d'épouser la princesse de deux géants. »

     

    Le renard qui avait jusque là toujours joué la comédie de le servir, abandonna cet idiot de prince à son triste sort et reparti dans la forêt à la recherche d'un autre imbécile qui pourrait le divertir un peu. Il faut bien avouer que ces stupides héros étaient parfaits pour débarrasser son territoire de ces immondes démons bruyants et sans cervelle. Mais avant toutes choses, une petite sieste au soleil s'imposait.

     

     Écrit par Arthur Dauptain, ©Tous Droits Réservés.

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 5 Juillet à 00:29

    quelle chute ou fin elle est bien trouvé et pas previsible 

    un conte for aegreable a lire  

     

     

      • Jeudi 5 Juillet à 11:58

        Haha ! Oui, c'est d'ailleurs la fin que j'avais imaginé en premier. ^^

        Content qu'il t'ai plut, j'avais peur que ce conte ne plaise pas trop vu qu'il est différent de ce que j'écris le plus. ^^

        En tout cas, je m'étais amusé à l'écrire ! ^^

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