• Bonjour chères lectrices et chers lecteurs !

     

    Aujourd'hui, je vous publie un nouveau conte de ma plume dont l'idée me vint lors de mon voyage en Brocéliande la semaine dernière. Dans le Val sans Retour, je vis deux arbres couchés l'un sur l'autre. Et aussitôt je m'imagina deux arbres amoureux. Je m'amusa à imaginer leur histoire et je me suis mis à écrire ce conte court mais poétique sur deux arbres amoureux. J'espère que ce conte vous plaira, je retourne en écrire d'autres. Bonne lecture !

     

    © Ce texte est protégé par la propriété intellectuelle toutes copies interdites sans mon autorisation merci.Par propriété exclusive de l'auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites ; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle.

     

        © Dauptain Arthur, Tous Droits Réservés.

     

     

     

    Deux Verts Amants

    L'idée de ce conte ainsi que ses sensations germèrent en moi pendant que j'errai au Val Sans Retour.

     

    Il était une fois une forêt. Une sombre et ancienne forêt poussant sur des pentes de granit. Les Hommes n'osaient y entrer car ils la considéraient maudite, sous l'emprise de la plus obscure magie... Ainsi aucun arbre de cette région qui mêlait les racines aux blocs de pierres dispersées de manière chaotique n'avaient connus la cruelle hache des bûcherons. Et les arbres poussaient, poussaient, ils devenaient de magnifiques géants couverts de mousses parmi lesquels les fougères et les digitales dansaient au grès du vent caressant les troncs comme un voile doux et invisible. La musique du vent masquant le chant des oiseaux de sa flûte céleste de mille troncs et rocs. Les arbres prenaient des apparences diverses comme ce vieux chêne devenu dragon, ce charme devenu trône ou cet autre chêne ayant prit l'apparence d'une ancienne divinité cornue oubliée depuis fort longtemps...

     

    Oubliée ? Non, quelques elfes nomades s'en rappelaient encore à travers leurs rites millénaires... Ces elfes sauvages encore liés par aucun serment comme aux origines. Êtres encore primitifs et sauvages carnivores écumant le monde comme des notes du passé. Ils étaient les derniers témoins de ce qu'étaient le peuple pacifiste et raffiné des Elfes à leur origine. Bestial, barbare, ils se vêtaient de peaux de leurs proies aussi bien homme que bête. Les elfes sauvages arboraient fièrement des motifs tribaux fait à la braise de bois et divers ossements dont des cornes de cerf en guise de parure. Ils venaient dans ces bois mystérieux pour y adorer leurs dieux à travers des rituels sanglants. Adeptes d'une magie verte tirant sur le noir. Si au détour d'un sentier vous découvrez un chêne cornu entouré de pierres couvertes de sang et dont le tronc est décoré de ronces, fuyez ! Leurs sorts sont peut être encore à l’œuvre... Mais les elfes sauvages ne demeuraient jamais très longtemps ici. Des blessures du ventre de la Terre meurtrie, s'échappaient des vapeurs de souffres nauséabondes. Parfois en posant son oreille sur une roche, on pouvait entendre le cœur battant de la Terre.

     

    Il y avait pourtant de nombreux habitants dans ces bois. Une multitude d'oiseaux dansaient dans les branches. Le pic vert toquait le tronc comme pour dire « Chouettes, Hiboux me laisserez vous entrer pour le thé ? ». On pouvait voir des troupeaux de biches menés par un grand cerf blanc qui s'émouvaient en silence comme des ombres passant entre les troncs. De fiers sangliers grattaient le sol à la recherche de glands cachés par l'écureuil. Des lapins qui dansaient entre les racines comme de petits lutins blancs. Et quand le blaireau quittait son terrier, famille renard venait y loger. Les renardeaux joueurs, se chamaillaient joyeusement à l'entrée du terrier. D'autres prenaient le soleil sous les rares rayons que laissait passer la futaie. Parfois un lynx disparaissait tel un fantôme avec sa proie. Ainsi les arbres aussi lugubres que majestueux accueillaient toute une foule de créatures.

     

    Mais sur les pentes fertiles et généreuse de cet ancien volcan, il existait encore une menace pour les arbres … La tempête... Tel mille dragons divins, les vents se déchaînaient sur les pentes, brisant les troncs, abattant les arbres en hurlant. Les arbres gémissaient de douleur. De peur peut être aussi. L'hermine sous son rocher fuyait. Les oiseaux se cachaient. Les renards se roulaient en boule dans leur douce fourrure tremblants. Les hérissons n'en avaient que faire des dragons du ciel, nul ne pouvait passer au travers de leur armure d'épines. Soudain, le Ciel, Grand Dragon Inaccessible par les flèches des Hommes et même celle des Elfes cracha sa flamme bleue de colère. Son rugissement frappa la vallée comme les vagues de tempête, la côte. Un très ancien et majestueux charme aux racines formant un labyrinthe immense se consumait petit à petit malgré la pluie qui commençait à tomber. La pluie tombait de plus en plus fort. Au début comme quelques larmes d'une déesse inconnue, puis comme le flot d'un océan se déversant sur terre. Deux enfants emportés loin de leur arbre mère vinrent s'échouer, comme des bateaux emportés par les flots d'une tempête, dans les racines du charme défunt. Le dragon céleste continuait de se tordre et hurler dans des cris de fureur terrifiants. Il frappait le flanc du val de sa queue, vomissant flammes et éclairs... Soudain, une lumière, comme un éclat de miroir, un coup d'épée dans les écailles de brumes de la bête ! Le monstre gronda une dernière fois avant de petit à petit se dissiper dans de dernières larmes de colère. La lame avait transpercé la bête. Le monstre se dissipa en une foule de petits dragons velouteux inoffensifs comme un phœnix jusqu'à la prochaine tempête. Le soleil revint.

     

    Parmi les cendres les deux graines nourries par la pluie comme un lait maternelle profitait de cette douce chaleur. Puis vint la Dame de la Nuit, sublime comme chaque soir, sa beauté dans le ciel se détachant de toutes les étoiles. Elle regarda les deux futurs arbres dans leur berceau de racine tel une fée marraine. Elle fut ni triste, ni joyeuse car elle connaissait déjà leur destin.

     

    Au fil des jours deux jeunes pousses d'un vert tendre s'élevèrent dans le ciel dans une gracieuse danse peut être perceptible que de quelques elfes patients. Au fil du temps, elles grandissaient, dépassant bientôt la vieille souche. Alors elles se virent par dessus les restes de bois calcinés et de leurs frêles branches se saluèrent. Elles continuèrent leurs croissances, au fil des mois, au fil des saisons, au fil des ans. Elles grandissaient, grandissaient, discutaient, partageaient. Les deux jeunes arbres discutaient du temps, de comment pouvait être le monde loin de leurs racines, des jeux des renardeaux venus se rouler dans les feuilles à leur pied. Ils aimaient aussi se taire pour écouter le chant du ruisseau non loin de là. Ensemble, ils riaient quand la pluie venaient caresser leurs feuilles. A force de passer du temps ensemble, ils finirent par tomber amoureux. Ils étendirent leurs branches vers l'autre pour tenter de le caresser sans le gêner. Ils avaient beaux sans cesse de grandir au fil des ans, ils restaient très timide et n'avouèrent pas leurs sentiments à l'autre. Ils préféraient juste discuter, être ensemble. Un peu comme les jeunes humains au sortirent de leur enfance. Parfois, une feuille se détachait et venait caresser l'autre comme un billet doux. Un amour qui devenait de plus en plus fort. Mais leurs racines les empêcher de s'approcher, de se blottir l'un contre l'autre. Lors des tempêtes, parfois leurs branches se touchaient comme s'ils disaient à l'autre, « Courage mon amour, la tempête va passer ! ». Ils n'étaient peut être pas le cœur de la forêt, mais il était l'un des amours le plus fort de celle-ci.

     

    Mais un jour, le coléreux dragon dans le ciel revint encore plus fâché que jamais. Il gronda et souffla, souffla sur les deux amants. Les deux arbres étaient malmenés par le vent, leurs branches se brisaient et étaient emportées par le typhon. Leur tronc ne pouvait se plier aux battements du monstre de nuage. Soudain, l'un des deux amoureux commença à perdre l'équilibre. Ne pouvant supporter la chute de son amant, l'autre plante plongea ses bras de bois et de verdures vers celui qu'elle aimait. Elle tenta de le retenir, de le garder dans son monde telle une Dame pleure dans ses bras son fiancé à la cotte tachée de sang. Soudain, l'arbre se déracina et commença à tomber dans un long craquement de terreur. L'autre le retint de toutes ses forces et finit par se déraciner à son tour. Les deux arbres tombèrent ainsi l'un sur l'autre. Pour la première fois, ils touchaient l'écorce de l'autre. Elle était belle, elle était douce. Ils s'enserrèrent de leur branche dans une douce étreinte. Ils n'avaient plus besoin de s'avouer leurs sentiments. Blottit l'un contre l'autre, ils attendaient la fin de la tempête. Après celle ci, les deux amants restèrent allongés ainsi. Ils nouèrent leurs racines ensemble et les plongèrent dans le sol. Nul dérangés par quiconque, ils vivraient leur amour ainsi, jusqu'à la fin de leur longue vie.

     

    Nous avons tous un arbre dans notre cœur, nous devons juste attendre de le rencontrer et le découvrir.

     

     

    Écrit par Arthur Dauptain, © Tous droits réservés.

     

    Forêt du Val Sans Retour

    L'endroit et les deux arbres du Val Sans Retour qui m'inspirèrent ce conte.

     

    Forêt du Val Sans Retour

    Si vous aimez mes contes, n'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour m'encourager !

    Vos commentaires sont ma motivation à écrire d'avantage de contes en plus du plaisir de les imaginer.

     

    Vous pouvez aussi lire ce conte sur mon wattpad. (Inscrit aux Wattys 2018.)

     


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  • Bonjour chères lectrices, chers lecteurs !

    Voici un nouveau conte de ma plume ! Voilà un petit moment que je suis sensé le publier sur le blog, mais j'ai pris du retard à cause de mes préparatifs de voyage. Toutefois, ça m'embêtait de partir à Brocéliande et laisser ce brouillon trainer sur mon bureau donc je vous le publie maintenant. J'aurai peut être même le temps de lire et répondre à vos commentaires avant mon départ. J'espère en tout cas que ce conte vous plaira, bonne lecture !

     

    © Ce texte est protégé par la propriété intellectuelle toutes copies interdites sans mon autorisation merci.Par propriété exclusive de l'auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites ; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle.

     

       © Dauptain Arthur, Tous Droits Réservés.

     

    Le Magicien des Pierres

     

     

    Il était une fois, un jeune elfe qui se rendait à la rivière, canne à pêche à l'épaule pour pêcher.
    C'est alors qu'il vit un vieil homme faisant grise mine assit sur une grosse souche face à une gros rocher sombre. Le vieillard semblait fort embêté et passait ses doigts nerveusement dans sa barbe de mousses bien vertes. Il fixait le rocher devant lui autour duquel la végétation était morte et desséchée. L'Elfe finit par remarquer une sorte de balai à côté du vieux monsieur. Il se dit alors que ça devait être un magicien et peut être qu'il pourrait l'aider. Il est bon à noter que le si notre jeune personnage était un humain et non un elfe, il l'aurait prit pour un sorcier maléfique et aurait fuit. Il s'approcha de lui et tenu à peu près ce discours. « Eh bien Magicien, par quoi semblez-vous préoccupé par cette belle journée ? » « Eh bien mon Jeune Ami, bien triste jour car en voulant purifier la pierre devant moi, j'ai rompu la pointe de mon pinceau. Il m'est désormais impossible d'exercer mon métier. » « Dans ce cas, trouvez-vous un métier plus facile, comme celui de sage ou conseiller ! » Renchérit naïvement l'Elfe.

     

    -« Mais voyons ! Je suis le Nettoyeur de Pierre ! Personne ne peut mieux faire cette tâche que moi ! » S'énerva le vieillard. « Le nettoyeur de Pierre ? » S'étonna le forestier. « Depuis des décennies je parcours la région. Les pierres absorbent les auras négatives et les flux de magie noire. Cela empêche la corruption du monde et permet de garder un certain équilibre. Hélas les pierres finissent par devenir maudites au bout d'un certain temps. Je dois alors les purifier en peignant un motif magique dessus avec mon pinceau pour éviter le pire. » Expliqua le magicien se radoucissant un peu, contemplant son pinceau.

     

    Un mage est un être mystérieux que peu peuvent se vanter d'avoir eu la chance de rencontrer. Parfois, ils peuvent apprécier de se mêler à la foule pour raconter leurs histoires, mais généralement, ils voyagent en permanence et tente de maintenir l'équilibre des choses. Ils leurs arrivent parfois de tomber amoureux d'un endroit et s'installer. On les nomme alors « ermite ». Le jeune Elfe sait bien tout ça et il sait que devenir ami avec un magicien apporte la joie et le beau temps.

     

    -« Mage des Pierres, en quoi moi, simple Elfe, puis-je vous aider ? » offrit-il poliment son aide.

     -« M'aider ? Et bien si vous savez comment réparer la pointe de mon pinceau brisée... » Réfléchit le peintre magique.

     -« Attendez là ! Je vais chercher quelque chose ! » Cria l'Elfe.

     

    Il courut à la rivière, attacha un petit morceau de fruit tiré de sa besace à sa canne, le lança de toute ses forces dans la rivière et attendit un moment. Soudain, l'appât fut tiré sous l'eau par quelque chose. Le pêcheur sylvestre se raidit sur ses jambes et tira de toutes ses forces pour éviter que sa prise s'échappe.  « Yeah ! Argh ! Super ! Il doit être énorme ! » S'écria le garçon en plein effort pour sortir le poisson hors de l'eau. Finalement il tomba à la renverse sur le derrière et sa capture, un énorme poisson chat, jaillit de l'eau et fut propulsé par la canne dans les fourrées derrière lui. « Hahaha ! J'ai vraiment de la chance ! » S'amusa l'amateur pêcheur, qui effectivement était un chanceux de faire de telles captures avec une si modeste canne à pêche. Il était sûrement aidé par un esprit de la rivière qui appréciait la présence de cet enfant près de son court d'eau. Il se dépêcha de se mettre sur ses deux jambes, récupérer son poisson qui suffoquer et gigotait sur la terre ferme et le rapporter au mage.

     

    -« Qu'est ce que ceci ? » Fut surprit le vieux.

     -« Avec les moustaches de ce poisson chat, vous aurez une pointe solide pour votre pinceau ! » Exposa le pêcheur fier de son idée et de sa prise.

     -« Espèce d'idiot ! Il me faut quelque chose de doux et pas quelque chose qui va gratter la pierre et l'irriter ! » S'emporta le magicien.

     -« Attendez là ! Je vais chercher quelque chose ! » Cria l'Elfe.

     Il disparut à nouveau et revint un écureuil.

     -« Pauvre imbécile ! » Gronda le mage comme l'orage.

     -« Eh bien Monsieur le Mage ? Sa queue n'est-elle pas parfaite ? On dirait qu'elle a été faites pour que les écureuils esquissent des aquarelles sur les arbres ! » S'exclama toute en poésie le sylvestre en brandissant la bestiole.

     -« Mais je vais avoir l'air ridicule avec un écureuil au bout de mon bâton ! En plus sa queue remue dans tous les sens ! Comment faire un motif correct dans ces conditions ? » S'indigna le nettoyeur de pierre hors de lui.

     

    L'écureuil profita de la stupéfaction de l'Elfe pour le mordre, « Ouille ! » sous la douleur le forestier le laissa s'échapper.

     -« Tiens ! C'est bien fait pauvre sot ! Et la prochaine fois tu me ramène quoi ? Une licorne ? » Se mit à rire nerveusement le vieillard.

     -« J'ai une idée, allons voir ma mère ! » S'écria le crétin en attrapant le bras du vieillard et en le traînant derrière lui.

     

    Il vivait avec sa mère dans une petite maison faites de lierre tressé et au toit recouvert d'écorces. Une maison fort naturelle et fort jolie adossée à un grand arbre. La maison avait été construite dans une petite clairière traversée par un petit court d'eau sortant de sa source chantante. Il poussa le porte de tissu et de branches et cria à sa mère. « Mamya ! On a besoin que tu nous ramène une licorne ! » Sa mère était entrain de préparer des herbes sur une petite table se retourna. Le Magicien au Pinceau entra à son tour, essoufflé, se tenant sur son pinceau comme sur un bâton de marche. « Qu'est-ce que ce raffut et vous qui êtes vous ? » S'étonna l'herboriste en fixant l'inconnu. « C'est la Magicien des Pierres ! Et je veux l'aider à réparer son pinceau ! » Renchérit le jeune garçon elfique. « Je suis le Nettoyeur des Pierres, j'ai brisé la pointe de mon pinceau sur une pierre maudite et votre fils c'est mit en tête de m'aider. » Tenta d'expliquer le mage entre deux souffles comme le vent dans la cheminée. La mère était une grande druidesse et reconnue les matériaux des poils du pinceau. « Des feux noirs de Renard de Lune ! » S'étonna-t-elle. « Mh... Oui ... » Bégaya son propriétaire mal à l'aise. L'Immortelle se retourna vers sa table. « Dans quoi tu t'es encore fourré ? » Soupira-t-elle. C'est alors que le magicien vit la magnifique, touffue et soyeuse queue de cheval de la belle Elfe qui descendait presque jusque dessous ses fesses. Il tomba à genou.

     

    -« Par les Dieux ! Êtes-vous une Déesse pour avoir de si beaux cheveux ? » Souffla l'enchanteur sous le charme.

     -« Une Déesse ? Vous n’exagérez donc pas un peu ? » Se mit à rire l'herboriste.

     -« Je n'avais jamais vu de si beaux cheveux, même chez les Elfes. » S'expliqua le vieux magicien un peu honteux.

     -« Quand on connaît le mystère des plantes et des sources et qu'on a le loisir de les laisser pousser durant plus de cent cycles de saison, il est facile d'avoir de beaux cheveux. » S'amusa-t-elle.

     -« Et bien vos cheveux surpassent en beauté les feux des Renards de Lune ! » Complimenta le magicien.

     -« Et vous les voulez pour votre pinceau ? » Questionna l'Elfe devenue méfiante.

     -« Je n'aurai jamais osé vous le demander ma Dame. » S'inclina le vieillard.

     -« Si en échange vous m'aidez à régler un soucis... » Avança-t-elle prudemment.

     -« Ce serai un honneur de vous offrir un service contre un tel don. » Formula humblement le mage en se courbant.

     -« Le rocher de la source à côté de ma demeure est rempli d'une énergie malsaine au point que le saule que j'ai planté ne suffit plus à purifier l'eau de la mare. Si rien n'est fait l'eau deviendra impure et je serai obligée de partir. Pouvez-vous purifier ces énergies néfastes qui hantent la pierre ? Demanda l'enchanteresse. Le Jeune Elfe se tenait dans un coin de la pièce en silence déçu qu'on ne s'occupe plus de lui. « J'accepte votre requête gente dame ! Ça sera chose faite ! » Promit le Mage.

    Le Jeune Elfe repartit jouer dans les bois pendant que les deux enchanteurs discutaient joyeusement de leurs domaines de magie respectifs.

     

    A la nuit tombée, la druidesse coupa ses cheveux à l'aide d'un silex et les offrit au Magicien des Pierres qui répara son pinceau. Il s'avança vers le roc maudit et bondit dessus avec l'agilité d'un chat et traça un motif de fleur sur le rocher de la source. Sous la lumière de la lune, le dessin brilla d'une bleu clair et les présences sombres quittèrent la roche.

    Son travail terminé, il vint adresser ses adieux à l'herboriste, un peu triste de quitter sa compagnie.

     

    -« La pierre est désormais purifiée. Vous pouvez utiliser l'eau de la source de nouveau sans craintes. Grâce à vos magnifiques cheveux, mon pinceau bénira encore des milliers de pierres ! » Déclara le nettoyeur des pierres émut.

     -« C'est un honneur d'avoir pu aider un mage et mes pouvoirs n'auraient pas été assez grands pour résoudre ce problème. » Répondit poliment l'Immortelle avec un sourire.

    Sans un mot de plus, le Purificateur disparut parmi les ombres des arbres. L'herboriste contempla la fleur dessiné par le Vieil Esprit un moment. Puis son fils arriva en courant.

    -«Mamya ! Au bord de la rivière, j'ai rencontré un autre magicien qui a besoin de ton aide ! » S'écria-t-il.

     

    Écrit par Arthur Dauptain, ©Tous Droits Réservés.

     

    Miroir des Fées, Brocéliande

    Miroir des Fées, Brocéliande.

     

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    Cela m'aide beaucoup à écrire d'autres contes !


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  • Aujourd'hui, un nouveau conte de ma plume ! Un conte avec des animaux qui parlent, un bûcheron au grand cœur rêveur et tout ce qu'il faut pour vous enchanter ! Sur les quatre contes que j'ai écris fin juin/début juillet, je pense que c'est le plus réussi. Bon, je devais aussi avoir de l'échauffement vu que j'écris beaucoup en ce moment et je fais presque que ça de mes journées. Enfin bref, j'aime vraiment beaucoup ce conte (oui pour une fois je l'aime beaucoup, aucun regret.) et j'espère en écrire d'autres comme ça avec si possible des elfes !

    Bonne lecture !

     

    © Ce texte est protégé par la propriété intellectuelle toutes copies interdites sans mon autorisation merci.Par propriété exclusive de l'auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites ; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle.

     

      © Dauptain Arthur, Tous Droits Réservés.

     

    Bûcheron au grand cœur.

     

     

    Il était une fois, un bûcheron au grand cœur, il avait le cœur grand comme ça et ne voulait ne faire de mal à personne. C'était un amour de bûcheron, certes d'apparence rustique et barbu, poilu comme un ours, mais il était bon avec son prochain. Un homme qui derrière un comportement assez austère avait le cœur sur la main. Il enfila sa veste, pris son sac contenant son casse croûte pour la pause déjeuner et sortit de chez lui. Il quitta sa petite maison au toit de chaume soutenue par des piliers en bois brut. Un paillage de torchis blanchi à la chaux entre ces poutres et une petite cheminée de brique complétait l'édifice qu'il avait construit lui même avec l'aide de ses voisins. Il avançait à vive allure dans les rues de la petite bourgade où il vivait pour se rendre à son travail, quand il rencontra une petite fille. « Monsieur, monsieur, vous auriez pas une pièce ? » L'interpella-t-elle. « Je souhaiterai offrir un cadeau pour ma maman, mais je n'ai pas assez pour lui faire un cadeau. » Lui expliqua-t-elle. Notre forestier ne refusait jamais d'aider son prochain, car il avait un cœur grand grand comme ça. Il décida de fouiller ses poches, et trouva quelques pièces de cuivre, qu'il donna à la fillette. « Désolé ma petite, c'est tout ce que j'ai. » S'excusa-t-il, honteux de ne pas avoir plus à offrir. « C'est déjà beaucoup Monsieur !Merci ! Merci ! » S'écria la fillette en lui offrant son sourire le plus gratifiant.

     

    Le bonhomme avec un cœur grand grand comme ça, s'avançait désormais vers la forêt où il allait travailler en suivant un petit chemin terreux qui serpentait telle une couleuvre entre les champs et les prés. C'est dans l'un de ces prés à côté du bois, qu'il vit que quelque chose semblait se débattre dans un piège. C'est alors que le bûcheron n'écouta que ses bons sentiments et alla libérer la pauvre créature. C'était un lapin fort jeune, doux et apeuré. « Merci Monsieur le Bûcheron, j'ai vraiment eu très très peur. » Le remercia le lapin. « De rien jeune ami, excuse moi de ne pas être venu te libérer plus tôt. Maintenant va et amuse toi bien dans le pré. » Lui dit le bûcheron au grand cœur. C'est alors qu'entre les arbres, un renard apparu et s'exclama. « Ouille, Ouille, ouille ! J'ai mal au dos ! Aide moi humain, je ne peux plus courir après les lapins et je risque de mourir de faim ! » Le renard mima son mal de dos, traîna de la patte, baissa sa tête sur le côté et poussa même un glapissement de douleur. L'homme eut une petite larme en voyant ce pauvre renard souffrir et lui demanda ce qu'il pouvait faire pour l'aider. « Kitsouille, Humain, j'ai faim, donne moi le lapin que tu viens de libérer pour que j'aille mieux. » Lui demanda la bête fort rusé. Le barbu, qui avait encore le lapin tremblant dans ses puissants bras habitués à fracasser les troncs avec sa hache, n'accepta pas la demande du gredin. « Voyons Renard ! Si je te le donne, tu vas lui faire du mal ! » S'énerva le bûcheron. « Pitié... pitié … J'ai mal … je ne peux plus attraper de lapin... » pleurnichait le coquin pour tenter d'attendrir le bonhomme. Le bûcheron avait un cœur grand grand comme ça ! Et il trouva une solution. « Lapin fait attention de ne plus tomber dans des pièges et toi renard, prend donc ce piège, ainsi tu n'auras plus à courir après tes proies. » Déclara l'homme pensant avoir réglé le soucis des deux animaux sur un pied d'égalité. « Mais voyons ! Désormais le lapin sait qu'il ne doit pas tomber dans le piège ! Je vais mourir de faim ! » Insista une fois de plus le roublard de renard. Alors le bûcheron posa son sac, sorti son déjeuner et l'offrit au fourbe tout content qui oublia totalement le lapin à tel point il n'avait jamais mangé de si bonnes choses ! Le bonhomme pu laisser les deux animaux derrière lui et continuer son chemin vers la forêt.

     

    Il allait arriver dans la petite clairière où était sa cabane à outil lorsqu'il vit qu'un bébé merle était tombé de son nid dans le laurier. « Pauvre bébé ! Si tu n'es plus dans ton nid, le chat sauvage va te manger ! » Le plaignit le bûcheron. Il était fort grand et fort, mais le nid était bien trop haut pour lui. Il décida de prendre l'oiseau et l'amener à sa cabane. Il enleva sa veste pour faire comme un nid et y posa l'oisillon. « Je n'ai plus le moindre sou, je n'ai plus de repas et j'ai donné ma veste. Je suis peut être un peu trop généreux … Heureusement, il me reste ma hache pour gagner ma vie ! » Pensa-t-il se rendant compte que sa générosité n'avait pas que des bons côtés.

     

    Il finit par se mettre au travail. Il commença à abattre un arbre de ses puissants coups de hache. Une fois tombé dans un craquement sinistre, le bûcheron élagua les branches avec sa serpette. Puis il le scia en belles bûches bien régulières. Vu qu'il n'avait pas les moyens d'avoir un cheval de somme, il ramènait le bois à la scierie ou aux charbonniers en les tirant sur un traîneau derrière lui. Mais n'ayant pu prendre son repas, il se sentit trop faible pour traîner une telle charge derrière lui sur le sentier sec et chaotique que d'habitude il emprunte. Il décida donc de continuer d'abattre des arbres et de rapporter les matières premières aux artisans que le lendemain. Toutefois, il se dit que s'il ne reçoit pas de matière première aujourd'hui, l'ébéniste pourrai être fort mécontent. Il décida de trouver un très bel arbre à abattre afin que son client qui paye le mieux soit satisfait de la qualité du bois. Il se mit donc à rechercher un arbre au tronc bien droit et majestueux.

     

    Le bûcheron avança entre les troncs des diverses espèces et essences d'arbre de la forêt. Il aimait se balader dans les bois. L'atmosphère était différente de chez les humains. Beaucoup se sentaient effrayés quand ils se retrouvaient dans l'ambiance mystérieuse de la forêt mais lui non. C'était son monde à lui, l'endroit où aussi il s'évadait. Il écoutait les bouleaux grincer sinistrement tout en s'imaginant les craquements que devait faire les bateaux sur les océans. Il naviguait sur un océan de feuilles mortes. Les vagues de fougères venaient s'écraser sur le pont de son navire. « Moussaillon chaton ! Que vois-tu du haut de ton mat de frêne ? » S'écriait-il en évitant un récif de ronce. « Attention matelots ! Je vois des baleines droit devant ! » Cria-il à son équipage imaginaire faisant fuir des biches. Il planta sa hache dans une souche. « Argh ! La barre est coincé ! Impossible de changer de cap ! » Continuait le marin rêveur perdu dans son imaginaire. C'est alors qu'il vu une île vierge.

     

    Enfin plutôt un majestueux grand chêne, de la taille d'un véritable géant. Aux bras trois fois plus épais que ceux du forestier. Cet arbre semblait être le seigneur de la forêt tellement il était majestueux dans son manteau de feuilles d'un vert tendre délicatement cisaillées. Une armure de feuillage semblant avoir été forgé par les forgerons les plus habiles de la forêt. Son manteau était richement décoré de glands d'or, qui formaient également sa délicate couronne. Ses racines étaient énormes, comme les serres unies d'un oiseau géant qui tentait d'arracher la terre pour l'emmener dans le ciel. « Je suis sûr que si je pouvais rapporter le bois d'un tel arbre au menuisier, je pourrai songer à partir en voyage ! » S’enthousiasma le bûcheron. Il se mit donc à la tâche, il sortit sa hache, prit de l'élan et … « Aïe ! » Hein ? Quand sa hache allait fracasser l'écorce de l'arbre, ça ne devait pas faire plutôt « Tchak ! » ? Mh … étrange. Il reprit de l'élan et … « Ouille ! » Le bonhomme fut a nouveau surprit. « Bah, c'est toi ma hache qui a mal ? » S'étonna le forestier en regardant sa hache. Il reprit de l'élan et … « Aïe ! » Un nouveau cri de douleur se fit entendre. « Mince ! Suis-je entrain de frapper sans me rendre compte un lutin ? » S'étonna le bûcheron. « Mais non idiot ! C'est moi qui est mal quand tu me frappe ! » S'exclama une grande voix qui semblait venir de la cime des arbres. Le bûcheron recula et fixa le tronc en plissant des yeux. Il discerna avec difficulté deux yeux, un nez tordu et une bouche plissée qui se dessinaient sur le tronc. « Un arbre qui parle ? » S'écria l'homme surprit. « Bien sûr que je parle ! Tous les arbres autrefois parlaient, mais aujourd'hui mes enfants sont désormais muets. » Expliqua le vieil être avec lenteur. « D'ailleurs s'ils pouvaient parler, ils se plaindraient de tes cruels coups de hache ! » Gronda l'homme vert en faisant trembler ses branches. « Les arbres ont mal quand je les abats ? » Demanda le bonhomme soudain prit d'un cas de conscience car il avait un grand cœur. « Bien sûr ! Nous sommes des êtres vivants ! Nous ressentons la douleur comme les animaux, les elfes et les hommes ! » S'exclama l'arbre de manière plus rapide. L'homme lâcha sa hache et se laissa tomber à genou. « Pardon ! Je suis totalement désolé ! Je ne le savais pas ! » S'excusa l'humain fort ému. « Je ne couperai plus jamais un seul arbre ! » Promit l'ancien bûcheron. Il s'éloigna du berger de la forêt et planta sa hache dans la souche. Depuis ce jour, il n'abattit plus jamais un seul arbre car il avait un cœur grand grand comme ça.

     

    De nombreux mois se sont écoulés depuis. Il était devenu fermier. Il aurait bien aimé devenir matelot et voguer sur les océans mais bon. Il était satisfait de sa vie même si son petit potager lui rapportait à peine assez pour vivre. Surtout qu'il avait tendance à offrir ses légumes au lieu de les vendre. C'est le problème quand vous avez un cœur grand grand comme ça. Il était assez pauvre donc et s'ennuyait mais ça allait changer. Il venait de mettre des piquets à ses tomates lorsqu'un merle vint se poser sur l'un des bâtons. « Bonjour Bûcheron, te souviens-tu de moi ? » Le salua l'oiseau. « Bonjour Merle. Je ne pense pas, il faut dire que je vois tellement d'oiseaux... » Lui répondit l'ancien bûcheron. « Je suis l'oisillon tombé du nid, grâce à toi, j'ai pu survivre. » Se présenta l'oisillon devenu adulte. « Oh ! Je suis tellement heureux de te revoir ! » S'enthousiasma le bonhomme heureux de voir que sa bonne action a porté ses fruits. « Je souhaite te remercier de ta gentillesse en te donnant un secret, vois-tu quand les merles plantent leur bec jaune dans la terre, cela veut dire qu'il s'y cache un trésor. » Expliqua le merle. « Un trésor ? » S'étonna le barbu. L'oiseau fit ses adieux et s'envola sans que le bonhomme n'eut le temps de demander plus d'explications.

     

    Le lendemain, ses voisins le virent allongé caché derrière une haie de haricots, une pelle à côté de lui à mimer une longue vue avec ses mains. Ils se demandèrent s'il était devenu frappadingue mais ne le voyant point bouger, ils finirent par détourner leur regard et vaquer à leur occupation. En réalité, il chuchotait dans sa barbe. « Attention matelots, ne faites pas un bruit, les pirates ne vont pas tarder ! » C'est alors qu'un merle se posa près des salades et donna trois petits coups de bec dans le sol meuble. « Les pirates enterrent leur trésor ! Chargez ! » S'écria le grand enfant en agrippant sa pelle. Il fit peur à l'oiseau et se mit à creuser à la recherche du trésor des merles. Dans son petit trou, il trouva une petite pièce d'or et deux d'argent. Au fil des jours, il trouva ainsi de nombreuses pièces de monnaies à l'endroit où picoraient les merles. Mais bien sûr, comme notre bûcheron a un grand grand cœur comme ça, il n'hésita pas à partager sa nouvelle fortune.

     

     

     

    Écrit par Arthur Dauptain, ©Tous Droits Réservés.

     

    Chêne des Hindrés - Brocéliande

    Chêne des Hindrés, dans la Forêt de Brocéliande.

    (Oui, je suis en manque de forêts en ce moment...)

    *

    Chêne des Hindrés - Brocéliande

    Et tiens, une autre photographie car je suis vraiment en manque. Regardez moi ces bras musculeux, ces pectoraux et cette tête surmontée de deux magnifiques cornes ! C'est pas tout les jours que je vois des arbres aussi beaux ... aussi sexy !

     Pardon...

     

    N'hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez aimé ce conte de ma plume !

    (C'est un super encouragement pour moi, pour continuer !)


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