• Bûcheron au grand cœur

    Aujourd'hui, un nouveau conte de ma plume ! Un conte avec des animaux qui parlent, un bûcheron au grand cœur rêveur et tout ce qu'il faut pour vous enchanter ! Sur les quatre contes que j'ai écris fin juin/début juillet, je pense que c'est le plus réussi. Bon, je devais aussi avoir de l'échauffement vu que j'écris beaucoup en ce moment et je fais presque que ça de mes journées. Enfin bref, j'aime vraiment beaucoup ce conte (oui pour une fois je l'aime beaucoup, aucun regret.) et j'espère en écrire d'autres comme ça avec si possible des elfes !

    Bonne lecture !

     

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      © Dauptain Arthur, Tous Droits Réservés.

     

    Bûcheron au grand cœur.

     

     

    Il était une fois, un bûcheron au grand cœur, il avait le cœur grand comme ça et ne voulait ne faire de mal à personne. C'était un amour de bûcheron, certes d'apparence rustique et barbu, poilu comme un ours, mais il était bon avec son prochain. Un homme qui derrière un comportement assez austère avait le cœur sur la main. Il enfila sa veste, pris son sac contenant son casse croûte pour la pause déjeuner et sortit de chez lui. Il quitta sa petite maison au toit de chaume soutenue par des piliers en bois brut. Un paillage de torchis blanchi à la chaux entre ces poutres et une petite cheminée de brique complétait l'édifice qu'il avait construit lui même avec l'aide de ses voisins. Il avançait à vive allure dans les rues de la petite bourgade où il vivait pour se rendre à son travail, quand il rencontra une petite fille. « Monsieur, monsieur, vous auriez pas une pièce ? » L'interpella-t-elle. « Je souhaiterai offrir un cadeau pour ma maman, mais je n'ai pas assez pour lui faire un cadeau. » Lui expliqua-t-elle. Notre forestier ne refusait jamais d'aider son prochain, car il avait un cœur grand grand comme ça. Il décida de fouiller ses poches, et trouva quelques pièces de cuivre, qu'il donna à la fillette. « Désolé ma petite, c'est tout ce que j'ai. » S'excusa-t-il, honteux de ne pas avoir plus à offrir. « C'est déjà beaucoup Monsieur !Merci ! Merci ! » S'écria la fillette en lui offrant son sourire le plus gratifiant.

     

    Le bonhomme avec un cœur grand grand comme ça, s'avançait désormais vers la forêt où il allait travailler en suivant un petit chemin terreux qui serpentait telle une couleuvre entre les champs et les prés. C'est dans l'un de ces prés à côté du bois, qu'il vit que quelque chose semblait se débattre dans un piège. C'est alors que le bûcheron n'écouta que ses bons sentiments et alla libérer la pauvre créature. C'était un lapin fort jeune, doux et apeuré. « Merci Monsieur le Bûcheron, j'ai vraiment eu très très peur. » Le remercia le lapin. « De rien jeune ami, excuse moi de ne pas être venu te libérer plus tôt. Maintenant va et amuse toi bien dans le pré. » Lui dit le bûcheron au grand cœur. C'est alors qu'entre les arbres, un renard apparu et s'exclama. « Ouille, Ouille, ouille ! J'ai mal au dos ! Aide moi humain, je ne peux plus courir après les lapins et je risque de mourir de faim ! » Le renard mima son mal de dos, traîna de la patte, baissa sa tête sur le côté et poussa même un glapissement de douleur. L'homme eut une petite larme en voyant ce pauvre renard souffrir et lui demanda ce qu'il pouvait faire pour l'aider. « Kitsouille, Humain, j'ai faim, donne moi le lapin que tu viens de libérer pour que j'aille mieux. » Lui demanda la bête fort rusé. Le barbu, qui avait encore le lapin tremblant dans ses puissants bras habitués à fracasser les troncs avec sa hache, n'accepta pas la demande du gredin. « Voyons Renard ! Si je te le donne, tu vas lui faire du mal ! » S'énerva le bûcheron. « Pitié... pitié … J'ai mal … je ne peux plus attraper de lapin... » pleurnichait le coquin pour tenter d'attendrir le bonhomme. Le bûcheron avait un cœur grand grand comme ça ! Et il trouva une solution. « Lapin fait attention de ne plus tomber dans des pièges et toi renard, prend donc ce piège, ainsi tu n'auras plus à courir après tes proies. » Déclara l'homme pensant avoir réglé le soucis des deux animaux sur un pied d'égalité. « Mais voyons ! Désormais le lapin sait qu'il ne doit pas tomber dans le piège ! Je vais mourir de faim ! » Insista une fois de plus le roublard de renard. Alors le bûcheron posa son sac, sorti son déjeuner et l'offrit au fourbe tout content qui oublia totalement le lapin à tel point il n'avait jamais mangé de si bonnes choses ! Le bonhomme pu laisser les deux animaux derrière lui et continuer son chemin vers la forêt.

     

    Il allait arriver dans la petite clairière où était sa cabane à outil lorsqu'il vit qu'un bébé merle était tombé de son nid dans le laurier. « Pauvre bébé ! Si tu n'es plus dans ton nid, le chat sauvage va te manger ! » Le plaignit le bûcheron. Il était fort grand et fort, mais le nid était bien trop haut pour lui. Il décida de prendre l'oiseau et l'amener à sa cabane. Il enleva sa veste pour faire comme un nid et y posa l'oisillon. « Je n'ai plus le moindre sou, je n'ai plus de repas et j'ai donné ma veste. Je suis peut être un peu trop généreux … Heureusement, il me reste ma hache pour gagner ma vie ! » Pensa-t-il se rendant compte que sa générosité n'avait pas que des bons côtés.

     

    Il finit par se mettre au travail. Il commença à abattre un arbre de ses puissants coups de hache. Une fois tombé dans un craquement sinistre, le bûcheron élagua les branches avec sa serpette. Puis il le scia en belles bûches bien régulières. Vu qu'il n'avait pas les moyens d'avoir un cheval de somme, il ramènait le bois à la scierie ou aux charbonniers en les tirant sur un traîneau derrière lui. Mais n'ayant pu prendre son repas, il se sentit trop faible pour traîner une telle charge derrière lui sur le sentier sec et chaotique que d'habitude il emprunte. Il décida donc de continuer d'abattre des arbres et de rapporter les matières premières aux artisans que le lendemain. Toutefois, il se dit que s'il ne reçoit pas de matière première aujourd'hui, l'ébéniste pourrai être fort mécontent. Il décida de trouver un très bel arbre à abattre afin que son client qui paye le mieux soit satisfait de la qualité du bois. Il se mit donc à rechercher un arbre au tronc bien droit et majestueux.

     

    Le bûcheron avança entre les troncs des diverses espèces et essences d'arbre de la forêt. Il aimait se balader dans les bois. L'atmosphère était différente de chez les humains. Beaucoup se sentaient effrayés quand ils se retrouvaient dans l'ambiance mystérieuse de la forêt mais lui non. C'était son monde à lui, l'endroit où aussi il s'évadait. Il écoutait les bouleaux grincer sinistrement tout en s'imaginant les craquements que devait faire les bateaux sur les océans. Il naviguait sur un océan de feuilles mortes. Les vagues de fougères venaient s'écraser sur le pont de son navire. « Moussaillon chaton ! Que vois-tu du haut de ton mat de frêne ? » S'écriait-il en évitant un récif de ronce. « Attention matelots ! Je vois des baleines droit devant ! » Cria-il à son équipage imaginaire faisant fuir des biches. Il planta sa hache dans une souche. « Argh ! La barre est coincé ! Impossible de changer de cap ! » Continuait le marin rêveur perdu dans son imaginaire. C'est alors qu'il vu une île vierge.

     

    Enfin plutôt un majestueux grand chêne, de la taille d'un véritable géant. Aux bras trois fois plus épais que ceux du forestier. Cet arbre semblait être le seigneur de la forêt tellement il était majestueux dans son manteau de feuilles d'un vert tendre délicatement cisaillées. Une armure de feuillage semblant avoir été forgé par les forgerons les plus habiles de la forêt. Son manteau était richement décoré de glands d'or, qui formaient également sa délicate couronne. Ses racines étaient énormes, comme les serres unies d'un oiseau géant qui tentait d'arracher la terre pour l'emmener dans le ciel. « Je suis sûr que si je pouvais rapporter le bois d'un tel arbre au menuisier, je pourrai songer à partir en voyage ! » S’enthousiasma le bûcheron. Il se mit donc à la tâche, il sortit sa hache, prit de l'élan et … « Aïe ! » Hein ? Quand sa hache allait fracasser l'écorce de l'arbre, ça ne devait pas faire plutôt « Tchak ! » ? Mh … étrange. Il reprit de l'élan et … « Ouille ! » Le bonhomme fut a nouveau surprit. « Bah, c'est toi ma hache qui a mal ? » S'étonna le forestier en regardant sa hache. Il reprit de l'élan et … « Aïe ! » Un nouveau cri de douleur se fit entendre. « Mince ! Suis-je entrain de frapper sans me rendre compte un lutin ? » S'étonna le bûcheron. « Mais non idiot ! C'est moi qui est mal quand tu me frappe ! » S'exclama une grande voix qui semblait venir de la cime des arbres. Le bûcheron recula et fixa le tronc en plissant des yeux. Il discerna avec difficulté deux yeux, un nez tordu et une bouche plissée qui se dessinaient sur le tronc. « Un arbre qui parle ? » S'écria l'homme surprit. « Bien sûr que je parle ! Tous les arbres autrefois parlaient, mais aujourd'hui mes enfants sont désormais muets. » Expliqua le vieil être avec lenteur. « D'ailleurs s'ils pouvaient parler, ils se plaindraient de tes cruels coups de hache ! » Gronda l'homme vert en faisant trembler ses branches. « Les arbres ont mal quand je les abats ? » Demanda le bonhomme soudain prit d'un cas de conscience car il avait un grand cœur. « Bien sûr ! Nous sommes des êtres vivants ! Nous ressentons la douleur comme les animaux, les elfes et les hommes ! » S'exclama l'arbre de manière plus rapide. L'homme lâcha sa hache et se laissa tomber à genou. « Pardon ! Je suis totalement désolé ! Je ne le savais pas ! » S'excusa l'humain fort ému. « Je ne couperai plus jamais un seul arbre ! » Promit l'ancien bûcheron. Il s'éloigna du berger de la forêt et planta sa hache dans la souche. Depuis ce jour, il n'abattit plus jamais un seul arbre car il avait un cœur grand grand comme ça.

     

    De nombreux mois se sont écoulés depuis. Il était devenu fermier. Il aurait bien aimé devenir matelot et voguer sur les océans mais bon. Il était satisfait de sa vie même si son petit potager lui rapportait à peine assez pour vivre. Surtout qu'il avait tendance à offrir ses légumes au lieu de les vendre. C'est le problème quand vous avez un cœur grand grand comme ça. Il était assez pauvre donc et s'ennuyait mais ça allait changer. Il venait de mettre des piquets à ses tomates lorsqu'un merle vint se poser sur l'un des bâtons. « Bonjour Bûcheron, te souviens-tu de moi ? » Le salua l'oiseau. « Bonjour Merle. Je ne pense pas, il faut dire que je vois tellement d'oiseaux... » Lui répondit l'ancien bûcheron. « Je suis l'oisillon tombé du nid, grâce à toi, j'ai pu survivre. » Se présenta l'oisillon devenu adulte. « Oh ! Je suis tellement heureux de te revoir ! » S'enthousiasma le bonhomme heureux de voir que sa bonne action a porté ses fruits. « Je souhaite te remercier de ta gentillesse en te donnant un secret, vois-tu quand les merles plantent leur bec jaune dans la terre, cela veut dire qu'il s'y cache un trésor. » Expliqua le merle. « Un trésor ? » S'étonna le barbu. L'oiseau fit ses adieux et s'envola sans que le bonhomme n'eut le temps de demander plus d'explications.

     

    Le lendemain, ses voisins le virent allongé caché derrière une haie de haricots, une pelle à côté de lui à mimer une longue vue avec ses mains. Ils se demandèrent s'il était devenu frappadingue mais ne le voyant point bouger, ils finirent par détourner leur regard et vaquer à leur occupation. En réalité, il chuchotait dans sa barbe. « Attention matelots, ne faites pas un bruit, les pirates ne vont pas tarder ! » C'est alors qu'un merle se posa près des salades et donna trois petits coups de bec dans le sol meuble. « Les pirates enterrent leur trésor ! Chargez ! » S'écria le grand enfant en agrippant sa pelle. Il fit peur à l'oiseau et se mit à creuser à la recherche du trésor des merles. Dans son petit trou, il trouva une petite pièce d'or et deux d'argent. Au fil des jours, il trouva ainsi de nombreuses pièces de monnaies à l'endroit où picoraient les merles. Mais bien sûr, comme notre bûcheron a un grand grand cœur comme ça, il n'hésita pas à partager sa nouvelle fortune.

     

     

     

    Écrit par Arthur Dauptain, ©Tous Droits Réservés.

     

    Chêne des Hindrés - Brocéliande

    Chêne des Hindrés, dans la Forêt de Brocéliande.

    (Oui, je suis en manque de forêts en ce moment...)

    *

    Chêne des Hindrés - Brocéliande

    Et tiens, une autre photographie car je suis vraiment en manque. Regardez moi ces bras musculeux, ces pectoraux et cette tête surmontée de deux magnifiques cornes ! C'est pas tout les jours que je vois des arbres aussi beaux ... aussi sexy !

     Pardon...

     

    N'hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez aimé ce conte de ma plume !

    (C'est un super encouragement pour moi, pour continuer !)


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 4 Juillet à 22:49

    Oh, un nouveau conte !
    Je vais aider à préparer le souper, donc il sera lu tout de suite après. Il me semble intéressant et franchement bien écrit, un peu comme à l'habitude.

      • Jeudi 5 Juillet à 12:00

        Yep, c'était l'avalanche de conte en ce début de mois ! J'espère qu'il te plaira, je pense même qu'il est un poil mieux écrit que les derniers contes que j'ai écris. ^^

    2
    Jeudi 5 Juillet à 00:14

    j'ai adoré c'est doux poétique 

    c'est l'un des mes favoris 

      • Jeudi 5 Juillet à 12:07

        Très heureux qu'il t'ai plut !

        C'est aussi mon préféré des trois ! Je t'avais demandé lequel tu préféré sur un autre commentaire car j'avais pas encore lu celui ci. :p

        Je me suis donné à fond sur ce conte et pour une fois je suis très satisfait de celui ci !

      • Jeudi 5 Juillet à 18:23

        pas grave c'est le premier que j'ai lu hier et j'ai de suiite aime le personnage du bucheron 

        les deux autres sont tres beaux  aussi 

      • Samedi 7 Juillet à 12:23

        Ça me fait vraiment plaisir que mes trois contes t'ont plut !

        Merci beaucoup BaltesG ! :D

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