• Deux Vers Amants – Parodie de « Deux Verts Amants »

    En nommant mon dernier conte "Deux Verts Amants", je n'avais pas pensé une seconde au possible détournement qu'offrait un tel titre.
    Jusqu'à ce qu'un ami me mette au défi d'écrire la variante "Deux Vers Amants". Je me suis dis "Pourquoi pas ?". C'est ainsi que je m'amusa à écrire ce petit conte très loin d'être aussi poétique que l'autre, mais il sera néanmoins plus frais qu'une pomme moisie.

    Bref, un petit délire pour le fun, bonne lecture !

     

    Deux Vers Amants – Parodie de « Deux Verts Amants »

     

     Il était une fois dans une pomme. Une pomme bien rouge quoi qu'avec quelque touche de marrons et de moisis que les Hommes avaient laissés pour les Fées. Dans cette pomme abandonnée, il y avait un trou de ver. Mais ce n'était pas un trou inconfortable et moisi, c'était un trou de ver, ce qui impliqué un minimum de confort. Ainsi le ver avait soigneusement taillé un petit salon tout équipé, canapé avec un reposoir compris, pour le bout de son corps nu et annelé. Il était fort confortablement installé dans son sofa, fumant une de ces délicieuses pipes de terre à rêvasser. Il rêvait qu'il était une u et avait des belles ailes. Qu'il volait en zigzag et énervait les passants. En plus notre ver avait une peine de cœur. Son cœur réclamait une amour de vermisette pour vivre avec dans sa petite pomme de vermisseau. Notre asticot se sentait bien seule à astiquer son joli fruit à moitié moisi.

     

    Soudain, un terrible vacarme ! Le sol se mit un trembler ! Au loin on pouvait entendre un énorme grondement comme celui d'un dragon … En réalité, c'était le ventre d'un Elfe affamé. Il avait bien tenté d'aller à la rivière et c'était connement paumé. Attristé, affamé, il vu un joli fruit sur le sol déposé. Il voulu le prendre, l'attraper et le manger. Il allait croquer la maison du vermisseau quand il se rendit compte que la pomme était gâtée. Poussant un long « Beurk ! » de dégoût, il le jeta le fruit le plus loin possible de lui. Le ver dans sa paume était paniqué ! « Voler, oui je veux bien ! Mais pas comme ça ! » Hurlait l'infortuné asticot.

     

    Un peu plus loin, un renard guettait un écureuil qui tentait de descendre d'un arbre. « Descendez donc de là mon ami, que je puisse contempler votre magnifique fourrure aux reflets aussi beaux que la mienne ! » Tenait comme discours le renard. « Garde tes mielleuses paroles fielleux coquin ! Je sais bien que si je descends, c'est pour me manger ! » Riposta l'animal avec panache. Soudain, une pomme vint frapper avec force le tronc au dessus de l'écureuil. Le rongeur surprit, tomba vers la gueule béante du renard. Mais le coquin de goupil fut à son tour frappé un projectile rond et un peu pourri avec à son bord un ver paniqué. Le rusé tomba dans les pommes pendant que sa proie, elle, se sauvait. Notre pomme, enfin, la pomme de notre héros asticot se mit à rouler dans la pente. A rouler, rouler, jusque sous un poirier.

     

    -« Ver de bois, ver de terre ! Même en restant chez moi, je me retrouve avec des aventures ! » S'écria le ver sortant de chez lui. Mais rapidement, il se tut. Il venait de sentir la peau gluante et dodu d'une … mh … magnifique selon les critères des asticots, vermissette. Ce fut le coup de cœur ! Et notre ver et sa dame commencèrent mille caresses avant de finir par partager leur moisissure. Leur amour naissant devint très fort. Leur seul regret était de ne pouvoir se voir. Heureusement, un jour, ils devinrent mouche. Et quelle ne fut pas leur joie ... de soie de pouvoir enfin se contempler d'un regard neuf et ne pas seulement juste se caresser ! Ils s'envolèrent ensemble dans un vol de miel.

    Avant de partir, le ver devenu mouche regarda derrière lui sa maison. Il vit que du tas de pourriture émerger une petite pousse de pommier. Le cœur léger, il parti découvrir de nouvelles moisissures avec sa dulcinée.

     

    N'hésitez pas à lire mon conte qui est à l'origine de cette parodie : "Deux Verts Amants".


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  • Commentaires

    1
    Mardi 24 Juillet à 22:58

    Un texte original et particulier ! J'ai bien aimé la légèreté de l'histoire, qui cache un petit délire bien ressentis. Je ne connais pas la source de cette parodie, mais l'écrit renferme quelque chose de fort agréable à la lecture.

      • Mercredi 25 Juillet à 11:42

        Heureux que ce texte t'es plut ! Le conte à l'origine de cet écrit est "Deux Verts Amants" publié quelques heures plus tôt que cette parodie que j'ai écrite suite à un petit défi à cause d'un jeu de mot que j'avais pas prévu à l'avance.

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