• Bonjour chères lectrices, chers lecteurs,

     

    Aujourd'hui je vous propose de découvrir mon travail en coulisse via le brouillon d'un des textes sur lequel je travaille.

    Je précise bien que c'est un brouillon, je n'ai en aucun cas corrigé les fautes d'orthographes ni relu le texte.
    J'ai écris ce texte par envie d'écrire quelque chose autour des vampires. Je voulais une ambiance forte et faire en sorte qu'au delà des monstres assoiffés de sang, on sente un être qui vit sa propre existence. Ce texte restera peut être à jamais en brouillon, mais j'espère que vous prendrez plaisir à le lire et n'hésitez pas à me dire s'il vous a plut. Au moins, il ne restera pas parmi mes nombreux brouillons non publiés et vous aurez eu l'occasion de le découvrir. Bonne lecture !

     

     

    Le Manoir dans les Bois.

     

    La neige tombait telle la poussière tombe sur les étagères. Elle tombait doucement mais sûrement recouvrant petit à petit le paysage, et les deux corps qui se trouvaient là. Rien ne semblait bouger, ni même les branches sous l'action du vent. Des deux corps, la femme regardait les flocons purs danser de ses yeux gris. Nul condensation accompagnait le souffle de sa respiration entre ses lèvres tachaient de sang. La sensation du sang dans ses veines était à la fois un délice et une souffrance. Elle ressentait encore l’afflux du liquide dans ses pupilles... Elle se redressa et prit une poignée de neige pour laver son visage pâle coloré d'un rouge macabre. Elle se releva et toisa le cadavre de toute sa hauteur. C'était un homme qui avait peut être pas loin de la quarantaine, barbus et au vu de sa hache, sûrement un bûcheron. Qu'est ce qui foutait là dans le froid ? Il n'avait pas une femme ou un foyer ? Désormais c'était sans plus aucune importance. Il était mort.

     

    Ses beaux cheveux noirs venaient glisser sur son visage avec la grâce des poils d'un pinceau sur une estampe. Elle était partagée entre le dégoût d'avoir croisé un humain et le regret d'en avoir encore tué un. Elle les haïssaient car ils l'avaient enfermés dans une cage, puis chassés et elle avait fui. Alors que la chaire morte commençait à se congeler, elle s'écarta du corps pour aller chercher près des arbres son panier. Oui, elle était sortie pour ramasser des herbes pour calmer sa soif de sang. Des jours que la neige tombait et elle n'avait pas osé sortir en chercher. Mais elle était désormais à cours d'ingrédients pour sa tisane. C'était peut être ça qui l'avait fait se jeter sur l'infortuné bûcheron.

     

    Celui ci l'avait entendu parler toute seule et était sorti de sa cabane avec une certaine peur. Le forestier avait entendu de nombreuses histoires sur les Yukhidhe, les esprits des neiges, ces femmes qui erraient dans la neige. Certaines histoires parlaient des horreurs qu'elles commettaient, d'autres histoires parlaient des bienfaits qu'elles offraient. Lui n'avait ressenti qu'une vive douleur au niveau du cou, à peu près sous l'oreille. Pas facile de savoir précisément quand une main vous étouffe après avoir glissée telle un serpent sous votre cou. Quand sa vie quittait son corps, il eut juste le temps de savoir que son assaillant semblait être une femme.

     

    Elle ramassa sa maigre récolte. Même pas de quoi tenir deux jours. Elle finirait par ne plus contenir sa faim. Elle grimaçait à l'idée d'attaquer encore une biche pour calmer sa faim. Le sang des humains avait au moins un arôme plus délicat, avec plus de variance de sucre. On pouvait presque savourer le goût du dernier repas de sa victime. Les biches ça bouffent que de l'herbe et des lichens. Il y avait bien la viande oui, mais elle était une vampire, et son estomac n'était pas capable de dissoudre les viandes ou les végétaux. Il lui arriver de tenter de manger des purées de racines, mais généralement, elle les vomissait. A vos yeux, elle était peut être un monstre, mais elle tentait juste de rester en vie et de faire le moins de dégâts possible...

     

    Elle s'avançait au milieu des troncs sombres et austères, elle commençait déjà à sentir les premiers rayons du soleil à travers les nuages épais. La lumière du soleil ne tue pas les vampires, du moins pas les plus anciens, mais elle est affreusement désagréable pour eux. Ils semblent guérir vite mais en réalité, les blessures les affaiblissent. Et le soleil et comme mille piqûres et démangeaisons brûlantes, mille plaies qui s'ouvrent vers la lumière. Après une assez longue marche à trébucher dans les racines cachaient par la neige, elle arriva devant sa demeure. C'était un petit manoir en pierre fort coquet. Il était constitué d'un grand bâtiment carré en pierres avec un vieux toit d'ardoise rafistolé avec des planches et de la terre pour remplacer les tuiles manquantes. Une petite tourelle ronde lui donnait un air de château fort. Sous la neige se dessinait un petit jardin d’apparence entretenu avec des haies taillés et des rosiers. Même les monstres assoiffés de sang peuvent apprécier le jardinage. Un mur de pierres entouré autrefois le tout, mais il n'en restait que des vestiges.

     

    La femme s'avança à travers son jardin en suivant l'allée, poussa la lourde porte décorée de ferronneries de sa demeure et rentra dans l'obscurité du hall. Elle grimpa sans mal le grand escalier habillé par une moquette passée et moisie qui devait être autrefois fort belle. Elle finit par rentrer dans la pièce qui lui servait de chambre. Elle s'approcha de la cheminée, rassembla quelques bûches et des brindilles et de la mousse pour y mettre le feu. Elle finit par s'asseoir dans son fauteuil préféré à contempler la cheminée. Les vampires ne ressentent ni le froid de l'Hiver, ni la chaleur du feu. C'était surtout pour elle un loisir de regarder le feu brûler et parfois elle prenait un livre et le lisait. Elle adorait lire, c'était pour elle un moyen de s'évader de son existence fade et de ressentir des émotions à travers les lignes manuscrites. C'était une demie-elfe qui lui avait appris à déchiffrer les mots. Elle avait appris dans un journal intime abandonné que le manoir avait appartenu à un riche marchand lornéen qui l'avait fait bâtir afin d'écrire au calme par pur fantaisie et peut être pour régler quelques affaires de contrebande loin des regards des curieux.

    Elle pensa comme souvent à sa solitude avant de se plonger dans des pensées profondes. Des pensées très profondes, même pour un narrateur omniscient...

     

    Les êtres mauvais ne sont peut être pas ceux que vous croyez.

     

    Écrit par Arthur Dauptain ©Tous Droits Réservés.

     


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    J'ai lu le roman "Flow" de J.D.R Wolkyn, malgré le nom c'est un auteur français que j'ai pu rencontré en vrai. Je l'ai lu en deux heures. J'ai plutôt apprécié même si je ne recommande pas.

    Flow est donc une histoire de Vampire et de Loup Garou et je m'attendais plus à de l'horreur psychologique. (Mais vu que les description l'auteur m'a confié les détester, c'est pas un mal. Il aurait fallut beaucoup plus de description pour de l'horreur psychologique pour mettre l'ambiance.)

     

    Histoire :

    C'est l'histoire d'un jeune homme nommé "Flow", qui fait un cauchemar et a reçu la morsure d'un chien au bras. Il promet à sa femme d'aller voir un médecin. Puis il se réveille dans un cimetière. Là, un mec étrange et un gros chien noir vont tenter de lui expliquer qu'il est mort et qu'il doit désormais répondre à "L’appel..." si il veut ne pas se transformer en une goule damnée à jamais.

     

    Risque de spoiler en révélant ce que je n'ai pas aimé. (Beaucoup de choses m'ont déplus).

    Bon, la moitié du bouquin j'ai pas aimé, trop cliché, manque cruel d'ambiance, des scènes écrites de manière peu claire (Une scène où une femme se fait violer par un homme à moitié nu). Le fait que le héros fuit toujours est chiant. Des moments clés passent à la trappe et sont juste évoqués vaguement dans une scène. Une personne a qui on arrache la gorge ne meurt pas sur le coup. (Bon ok, la mort est rapide si les dégâts sont importants mais il faut minimum cinq minutes. Le décès survient quand le cerveau n'est plus alimenté en sang après cinq minutes. Et la mort en cinq minutes c'est après une décapitation nette style guillotine. Bon encore une fois, les descriptions c'est pas son truc, mais le gars qui agonise et gesticule ça rajoute du drama et de l'horreur. Puis l'autre vampire aurait pu l'achever montrant de la froideur.) On sent pas assez les émotions du personnage principal.

    Puis y'a l'acte qui se déroule à l'hôpital et là par contre là c'est le meilleur moment du roman ! La scène est plus dans le doute, on sent la tension qui anime les personnages, il y a une ambiance malsaine fort plaisante. Puis y'a le dénouement qui est satisfaisant.

    Puis on a une première fausse fin qui est assez "poétique".

     

    Attention, je vais à moitié spoil dans le reste de ce paragraphe.

    Vu que j'ai du mal a apprécier les personnages (ils manquent de personnalités, de plus de caractérisation, leurs souffrances est trop sous entendue.) je l'ai pas trop apprécié et j'avais déjà vu des adieux beaucoup plus intense du même type dans la nouvelle "Le Carnaval de L'Extinction" de l'auteur du livre "WorldWarZ" où on avait vraiment de l'empathie pour les vampires alors qu'ils étaient vraiment de gros égocentriques (Ces vampires protégeaient les humains comme un berger protège son troupeau, on prenait le temps de les connaitre.). Comme j'avais déjà lu des histoires dans le genre j'ai donc pas super apprécié.

    Puis y'a la vraie fin qui est sympathique et m'a fait sourire. Bon par contre le message de "il faut être soi même" me touche pas personnellement et surtout il est beaucoup trop répété de manière pas du tout subtile, c'est assez désagréable à mon propre goût.

     

    Ma conclusion ?

     

    Bon au final, je m'attendais à pire, ça aurait pu être beaucoup mieux, mais ça se laisse lire. Un peu trop commun comme récit malheureusement, peut être qu'une suite (Cette fois plus orientée vers les loups garous ?) et un univers plus détaillé rendrait le récit bien plus intéressant. Oui, après "Flow", je pense qu'il va falloir écrire le roman "Wolf". Sinon ce récit restera "Flou". Il y a tout de même quelques choses qui s'en dégage qui est agréable, mais c'est à travailler.Donc je recommande pas forcément à la lecture, j'ai peur que vous n'appréciez pas même si vous aimez ce genre d'histoires. A vous de lire ce livre et vous faire votre propre avis !

     

    J'ai lu : "Flow" de J.D.R Wolkyn

     


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  • J'ai lu le tome 1 du manga "Chroniques de la Guerre de Lodoss, La Dame de Falis" de Ryo Mizuno (scénariste) et Akihiro Yamada (dessinateur) il est était super bien !

     

    Histoire :

    "Le Temps s'enfuit nous ne sommes que de passage

    Voici ma chanson, amis qui m'écoutez chanter

    Les étoiles poursuivent leur révolution

    Il ne restera de nous que  de nos noms et une poignée de cendres

    Aujourd'hui, c'est une chanson oubliée

    Qui n'est même plus chantée par les enfants à la saison des fleurs

    Alors, je joue cette mélodie

    C'est une chanson ancienne

    dont l'écho s'affaiblit

    Nous, enfants de la guerre des Dieux, voici notre chanson

    Voici la chanson de notre terre, la Chanson de Lodoss la Maudite."*

    Les démons ont été libérés du Labyrinthe et désormais ils avancent sur les terres des Hommes, des Nains et des Elfes semant la destruction sur leur passage. Nous découvrons Flauss, une prêtresse guerrière qui combat les démons à l'aide d'une masse d'arme et d'un bouclier, elle sert le dieu Falis. Alors qu'elle combat les démons ayant mis à feu et à sang un village, elle fait la rencontre d'un mercenaire sans peur nommé Bled (qui nous fait un peu penser à Conan le Barbare) accompagné d'un puissant mage nommé Wort. Ils seront finalement rejoint par Fawn, Capitaine des Chevaliers Saints de Falis accusé à tord d'avoir volé les armes sacrés de Falis, vole commit par un démon ayant prit son apparence. Mais leur destinée sera bien plus grande car une guerre contre les forces du mal se prépare, et cette guerre a besoin d'un héros.

    *Ce sont les premières lignes du manga. Je les cite ici car elles sont parfaites pour vous montrer l'ambiance de Lodoss.

    Première de couverture du tome 1, posé sur mon épée dans son fourreau

    Mon avis :

    Avec des démons, des dragons, des Elfes, des Nains, des Chevaliers, des Prêtres Guerriers, des quêtes et combats épiques, en 1h30 de lecture sous le soleil (289 pages) j'avais l'impression de lire des scénarios épiques de Donjons & Dragons ou des batailles issus de l'univers du Seigneur des Anneaux.

    Ryo Mizuno est un fan de J.R.R Tolkien et de Donjon & Dragon, dont il a traduit les règles pour le Japon, et son propre univers égal ces grands classiques et mériterait d'être bien plus connu et aussi mythique que Dragon Ball et d'autres mangas. Ce manga est une merveille ! Toutefois, la mise en page est un peu en désordre, il est parfois difficile de savoir l'ordre des cases, mais les dessins sont magnifiques ! La traduction française ne rend pas vraiment la beauté de l'écriture original mais on a envie de gueuler les incantations et cris de guerre des personnages lors d'une prochaine partie de jeu de rôle.

    Avis du Chat :

    Le chat qui vit dans le lierre à côté de ma porte a lu aussi le manga installé contre mon bras et approuve aussi ce livre avec un ronronnement satisfait ! Il m'a griffé le genou quand j'ai finis le livre et je l'ai refermé !

    J'ai lu : Les Chroniques de la Guerre de Lodoss, Tome 1 : La Dame de Falis.

    Photo d'une double page pour que vous pussiez apprécier le dessin.

     

    J'ai lu : Les Chroniques de la Guerre de Lodoss, Tome 1 : La Dame de Falis.

    Même si on est pas dans un manga aussi violent que "Berserk", ce n'est pas pour les enfants ! (L'histoire tourne tout de même autour de démons ignobles qui sont là que pour tout massacrer et tout détruire! )


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