• [Culture] Voyage au Moyen Âge

     

     

    Visites au Moyen Âge.

     

    Mont Aimée, un lieu chargé d'histoire

    Le Trou au Chat, Provins.

    Provins, Histoire d'une Tour.

     

    La Société du Moyen Âge.

     

    L'écrivain publique

    L'inégalité entre les sexes

     

    Les Loisirs des Nobles au Moyen Âge.

     

    Fauconnerie (à venir)

     

     Les Grandes Personnalités du Moyen Âge.

     

    Charles Ier d'Orléans, le Prince Poète

     

    La Littérature du Moyen Âge.

     

    Balade

    Chanson

    Charles Ier d'Orléans, le Prince Poète

    Types de la Poésie Médiévale

    Pastourette

    Rondeau

    Virelai

     

    Les Idées au Moyen Âge.

     

    La Chasse au Loup, de Charlemagne à nos Jours, conflit d'espèces.

    L'Inégalité entre les Sexes.

     

    Les Peurs et les Croyances du Moyen Âge.

     

    Lycanthropie (à venir)

    Vous avez dit ... "Sorcier" ? (à venir)

     

    Techniques de Combats Médiévales.

  • Aujourd'hui, c'est la journée de la Femme. Je publie cet article fait un peu à l'arrache, même si je l'ai relu plusieurs fois.

    Il survole plus le sujet qu'il ne le creuse, mais teinté d'anecdotes, je vous parlerai de la manière qu'on voyait les femmes aux moyen âge et aussi pas mal de la chasse aux sorcières, même si le véritable "Chasse aux Sorcières" a surtout eu lieu à grand échelle à la Renaissance. Je reparlerai des "Sorcières" plus  en détails dans un prochain article. 

    Aujourd'hui c'est la journée  internationale de la femme. Belle connerie, comme si une journée pouvait changer les mentalités, surtout de certains hommes répugnants. Après, c'est bien beau de parler des hommes, mais c'est aussi dû aux femmes. Entre les salopes au cul chaudes et celles qui ne cherchent en aucun cas à faire valoir leurs droits.
     
    Au Moyen Âge, on considérait que la femme n'avait pas d'âme et 80 % des hérétiques mit à mort par la technique barbecue étaient des femmes. Ainsi nous perdîmes par exemple Jeanne d'Arc. Mais pas que. Des millions de femmes furent massacrées juste car faut bien jeter la faute sur quelqu'un. Souvent des sages femmes, ces femmes itinérantes qui ne répondaient à aucun seigneur prodiguant soin et aide aux accouchements étaient une plaie aux yeux de la société de l'époque. D'abord la femme était considérée comme inférieure à l'Homme, n'avait le droit que de savoir les trucs réservés aux femmes, c'est à dire surtout de la couture. Les femmes qui savaient lire étaient dangereuses car cultivées et les femmes cultivées pouvaient être condamnées au bûcher. Pour revenir à nos sages femmes, en plus d'avoir des connaissances différentes de celle de l'Église, elles étaient indépendantes. "Indépendantes" veut dire susceptibles de faire passer des pensées différentes du système principale. Il en faut pas plus pour qu'on leur colle l'étiquette de sorcières et qu'on les juge et brûle.
     
    Mais si on les juge, elles ont des chances de prouver leur innocence non ?
     
     D'accord ... Voyons ça ...

    Première technique :
     
    On perce un trou dans la colonne vertébrale. Si un liquide visqueux en sort,  vous êtes une sorcière.
    Techniquement, si on perce un trou dans votre colonne vertébrale, ce liquide sortira à coup sûr. Alors technique qui sent le barbecue très prisée des chasseurs de sorcières.
     
    Deuxième technique :
     
    On te leste avec des pierres et on te balance dans une rivière. Si tu flotte, tu as un pacte avec le Diable, si tu coule, tu es innocent et ... bah t'es noyé quoi ... 
     
    Le seul moyen de rendre l'égalité entre Homme et Femme est que les femmes apprennent à lire et se cultivent et prennent part à la formation du monde de demain. Les temps s'améliorent, mais ce n'est pas encore parfait.
     
    Je tiens toute de fois à dire que j'ai surtout parlé de l'Occident. Le Moyen Orient c'est pire et l'Asie guère mieux. Toutefois, durant très longtemps au Japon, les hommes et les femmes faisant partis de la même classe (De société, genre paysan, guerriers, religieux etc... Rangez moi ces feuilles de jeu de rôle !) étaient égaux. On a ainsi bon nombre de femmes guerrières rentrées dans la légende combattant à armes égales les guerriers du sexe opposés. Pour comparer à l'Europe médiévale, on mettez l'homme dans un trou où il ne pouvait pas bouger et juste se défendre avec son épée si il devait combattre contre une femme dans un duel judiciaire. Sympa le divorce sinon, faudrait qu'il en parle dans Games of Thrones. Alors George R.R Martin ? T'as oublier une scène à la con dans ta série d'incestes et de violences ! J'attends la saison 6 de la série télévisée moi, merde ! Pour finir avec le Japon, avec l'arrivée de la culture occidentale, les inégalités entre sexes sont arrivées, et c'est aujourd'hui un gros problème.
     
    Donc cultivez le Savoir !
     
    "Le Savoir fait le Pouvoir, il faut le cacher." Archiviste Space Marine, Warhammer 40 000.
     
    Le Moyen Âge passe encore pour une période sombre... Il faut que je trouve un sujet qui montre que c'était également une époque de découverte intellectuelle et de nouvelles technologies.
     

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  • Petit article pour servir de récapitulatif aux divers types de poésies au Moyen Âge.

     

    "Thibaut le Chansonier"

    Vu que je vis à Provins, je me devais laisser un petit clin d’œil à celui qui développa ma ville natale, il y a plusieurs siècles de cela.

     

    Le Virelai

     

    Le virelai est un poème à forme fixe, avec un nombre variable de strophes à deux rimes. L'un de ses vers sert de refrain et réapparaît à la fin de chaque strophe ou parfois selon une ordonnance plus complexe. Les mètres d'un virelai peuvent être identiques ou variés.

    Le mot virelai vient de lai et de virer dans le sens de tourner, ce qui évoque à la fois la danse et le refrain, ce dernier pouvant être repris en chœur. Les premiers virelais datent de la fin du XIIIe siècle et le genre fut surtout populaire au XIVe et au XVe siècle. Parmi les auteurs de virelais, l'un des plus importants est Guillaume de Machaut, qui en écrivit 39 sous le nom de "chansons balladées".

    "Quant je suis mis au retour de voir ma Dame,
    Il n'est peine ne douleur que j'aie, par m'ame.
    Dieus! c'est drois que je l'aim, sans blame de loial amour
    Sa biauté, sa grant doucour d'amoureuse flame,
    Par souvenir, nuit et jour m'espient et enflame
    Dieus! c'est drois que je l'aim, sans blame de loial amour
    Et quant sa haute valour mon fin cuer entame,
    Servir la weil sans fotour penser ne diffame.
    Dieus! c'est drois que je l'aim, sans blame de loial amour"

     

    La Pastourelle

     

    La pastourelle est un  poème chanté, composé de strophes ou laisses(1) assonancées en nombre variable, il met en scène, en alternant dialogues et parties narratives, une tentative de séduction d'une jeune bergère par un chevalier. La scène peut se terminer par un refus, éventuellement suivi d'un viol, ou par une acceptation. Parfois, la bergère, en butte aux instances du chevalier, appelle à l'aide le paysan qu'elle aime, qui met en fuite le poursuivant.

    Les pastourelles en général se déroulent dans une atmosphère printanière et érotique. Décrivant des amours charnelles et bucoliques, elles prennent le contre-pied de l'amour courtois.

     

    Exemple en version ancien français :

    L'autrier, jost'una sebissa
    Trobei pastora mestissa,
    De joy et de sen massissa ;
    E fon filha de vilana :
    Cap'e gonel'e pelissa
    Vest e camiza treslissa,
    Sotlars e caussas de lana.

    Ves leis vinc per la planissa :
    « Toza, fi m'eu, res faitissa,
    Dol ai gran del ven que.us fissa ».
    « Senher, so dis la vilana,
    Merce Deu e ma noyrissa,
    Pauc m'o pretz si.l vens m'erissa
    Qu'alegreta sui e sana ».

    « Toza, fi.m eu, causa pia,
    Destoutz me suy de la via
    Per fa a vos companhia,
    Quar aitals toza vilana
    No pot ses plazen paria
    Pastorgar tanta bestia
    En aital luec, tan soldana ! »

    « Don, dis ela, qui que.m sia,
    Ben conosc sen o folia ; » [...]

     

    En français moderne :

    L'autre jour, près d'une haie,
    je trouvai une pauvre bergère
    pleine de gaieté et d'esprit ;
    elle était fille de vilaine :
    d'une cape, d'une gonelle (robe longue) et d'une pelisse,
    vêtue, avec chemise de treillis,
    souliers et chausses de laine.

    Vers elle je vins dans la plaine :
    « Jouvencelle, dis-je, aimable objet,
    j'ai grand deuil que le vent vous pique ».
    « Seigneur, dit la vilaine,
    merci à Dieu et ma nourrice,
    peu me chaut que le vent me décoiffe
    car je suis joyeuse et en bonne santé ».

    « Jouvencelle, lui dis-je, charmante créature,
    je me suis détourné du chemin
    pour vous tenir compagnie ;
    une vilaine aussi jeunette que vous
    ne peut, sans un aimable compagnon
    paître tant de bétail
    en pareil endroit, toute seule ! »

    « Maître, dit-elle, qui que je sois,
    Je sais reconnaître bon sens et folie ; » [...]

     

    La Chanson

     

    La chanson est un récit versifié en décasyllabes relatant des épopées légendaires héroïques mettant en scène guerriers et chevaliers. Celles-ci sont accompagnées de musique. Ce qui n’est pas systématique pour les ballades ou les rondeaux.

     

    « Qui ? Quoy ? comment ? à qui ? pourquoi ?
    Passez, presens, ou avenir,
    Quant me viennent en souvenir,
    Mon cueur en pensez n’est pas coy.
    Au fort, plus avant que ne doy,
    Jamais je ne pense en guerir.
    Qui ? quoy ? comment ? à qui ? pourquoi ?
    Passez, presens, ou avenir,

    On s’en peut rapporter à moy
    Qui de vivre ay eu beau loisir,
    Pour bien aprendre et retenir,
    Assez ay congneu, je m’en croy.
    Qui. Quoy ? comment ? à qui ? pourquoi ?
    Passez, presens, ou avenir. »

    Extrait d'une chanson de Charles d'Orléans (1394-1465).

     

    Le Rondeau.

     

    En poésie, un rondeau est un poème à forme fixe de 13 vers de longueur variable et construit sur deux rimes, avec des répétitions obligées. Il est composé sur trois strophes dont les deux dernières reprennent le tout premier hémistiche ; c’est le refrain que l’on retrouve aussi dans la forme de la ballade. Le rondel est un poème à forme fixe, construit sur deux rimes et comportant un refrain, à l’instar du rondeau, il est son ancienne appellation. Il est composé le plus souvent de treize vers octosyllabiques, ou décasyllabiques répartis en trois strophes. Le refrain du rondel est formé de ses deux premiers vers, que l’on retrouve à la fin de la deuxième strophe, puis de son premier vers que l’on retrouve à la fin de la troisième strophe. Le rondel connu son apogée entre les XIVe et XVIe siècles.

     

    « Le temps a laissié son manteau
    De vent, de froidure et de pluye,
    Et s’est vestu de brouderie,
    De soleil luyant, cler et beau.

    Il n’y a beste, ne oyseau,
    Qu’en son jargon ne chant ou crie :
    Le temps a laissié son manteau
    De vent, de froidure et de pluye.

    Rivière, fontaine et ruisseau
    Portent, en livrée jolie,
    Goutte d’argent, d’orfaverie,
    Chascun s’habille de nouveau.
    Le temps a laissié son manteau. »

    Charles d'Orléans, "Le temps a laissé son manteau".
    Charles d'Orléans (1394-1465) est l'auteur de près de 400 rondeaux.

     

    La Balade

    La ballade est une forme fixe du lyrisme courtois de la fin du Moyen Âge composée de trois couplets et d'une demi-strophe appelée envoi, chacune étant terminée par un vers refrain qui rappelle la forme chantée des origines.

     

    Vu que j'ai précédemment mis que des poèmes écrits par des Hommes, je vous laisse ce poème écrit par une femme poète, Christine de Pisan (~1363-1431).

    "Tant me prie trés doulcement
    Cellui qui moult bien le scet faire,
    Tant a plaisant contenement,
    Tant a beau corps et doulz viaire,
    Tant est courtois et debonaire,
    Tant de grans biens oy de lui dire
    Qu'a peine le puis escondire.

    Il me dit si courtoisement,
    En grant doubtance de meffaire,
    Comment il m'aime loyaument,
    Et de dire ne se peut taire,
    Que neant seroit du retraire
    Et puis si doulcement souspire
    Qu'a peine le puis escondire.

    Si suis en moult grant pensement
    Que je feray de cest affaire;
    Car son plaisant gouvernement,
    Vueille ou non, Amours me fait plaire,
    Et si ne le vueil mie attraire;
    Mais mon cuer vers lui si fort tire
    Qu'a peine le puis escondire."

    Balade de "Christine de Pisan" (~1363-1431).

     

    Marie de France est la première femme connue à avoir écrit des poèmes en français.

     

     

     


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  • Charles d'Orléans,

    Prince Poète et Prisonnier des Anglais durant la Guerre de Cent Ans. (1391-1465)

     

    Neveu de Charles VI, Charles d'Orléans apprend la poésie italienne avec sa mère, Valentine de Milan. Jeune chef du parti armagnac, il se bat contre Jean sans Peur, Duc de Bourgogne. Sa première femme meurt en couches. Il se remarie avec la fille du du d'Armagnac mais le mauvais sort poursuit ce prince-poète.

    A la bataille d'Azincourt, en 1415, il est fait prisonnier par les Anglais et reste vingt-cinq ans enfermé à la Tour de Londres où, pour tromper son ennui, il s'adonne à une poésie inspirée par l'amour courtois, mais teintée de la mélancolie de l'exil.

    A sa libération, il essaie vainement de faire valoir ses droits sur le duché de Milan, puis, dans son château de Blois, vit ses dernières années en protégeant poètes et artistes. Marie de Clèves, sa troisième épouse, lui donne en 1462 un fils, qui sera roi de France : Louis XII.

     

    Charles d'Orléans fut un auteur très prolifique notamment durant ses vingt longues années de captivité en Angleterre , il écrivit 131 chansons, 102 ballades, sept complaintes et pas moins de 400 rondeaux. Il est aussi l'auteur de pièces poétiques en langue anglaise.

    Ce sont en partie ses écrits qui permettent de recouper les informations et de reconstituer sa vie par ailleurs bien documentée en raison de son rang social.

     

    Charles d'Orléans, reçoit l'Hommage d'un vassal

     

    Le Printemps (Recueil :Rondeau)

    Le temps a laissié son manteau
    De vent, de froidure et de pluye,
    Et s’est vestu de brouderie,
    De soleil luyant, cler et beau.

    Il n’y a beste, ne oyseau,
    Qu’en son jargon ne chant ou crie :
    Le temps a laissié son manteau
    De vent, de froidure et de pluye.

    Rivière, fontaine et ruisseau
    Portent, en livrée jolie,
    Goutte d’argent, d’orfaverie,
    Chascun s’habille de nouveau.
    Le temps a laissié son manteau.

    Version français moderne :

    Le temps a laissé son manteau
    De vent, de froidure et de pluie,
    Et c'est vêtu de broderie,
    De soleil luisant, clair et beau.
    ~
    Il n'y a bête ni oiseau
    Qu'en son jargon ne chante ou crie:
    "Le temps a laissé son manteau !
    De vent, de froidure et de pluie."
    ~
    Rivière, fontaine et ruisseau
    Portent, en livrée jolie,
    Gouttes d'argent, d'orfèvrerie;
    Chacun s'habille de nouveau.
    ~
    Le temps a laissé son manteau
    De vent, de froidure et de pluie,
    Et s'est vêtu de broderie,
    De soleil luisant, clair et beau.

    "Charles d'Orléans" (1391-1465)

     

    MA SEULE AMOUR

     

    Ma seule amour, ma joie et ma Maitresse,

    Puisqu'il me faut loin de vous demeurer,

    Je n'ai plus rien, à me réconforter,

    Qu'un souvenir pour retenir liesse.

     

    En allégeant par Espoir ma détresse,

    Me conviendra le temps ainsi passer,

    Ma seule amour, ma joie et ma Maitresse,

    Pluisqu'il me faut loin de vous demeurer.

     

    Car mon cœur las, bien garni de tristesse,

    S'en est voulu avecques vous aller,

    Et ne pourrai jamais le recouvrer

    Jusques verrai votre belle jeunesse,

    Ma seule amour, ma joie et ma Maitresse.

     

    "Charles d'Orléans" (1391-1465)

     

    Charles d'Orléans, le Prince Poète.

    Charles d'Orléans, en habit de chevalier de la Toison d'or


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